16 décembre 2008

Zabriskie Point (1970) de Michelangelo Antonioni

Juste avant de se rendre en Chine pour livrer un portrait tout autant désillusionné du "modèle communiste", Antonioni avait déjà réglé son compte au "modèle capitaliste". Tourné à la fin des années 60, le film capte au départ l'atmosphère protestataire qui règne sur les campus : sa caméra se balade lors d'une assemblée générale où blacks et petits blancs discutent à n'en plus finir sur les moyens de résistance contre le flicage généralisé; la discussion tourne vite au brouhaha et notre héros de quitter ce petit... [Lire la suite]
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29 avril 2008

La Nuit (La Notte) de Michelangelo Antonioni

Il y a toujours quelque chose de déliquescent chez Antonioni, une infinie tristesse qui donnerait presque envie d'aller rejoindre les poissons rouges dans l'aquarium. Tout se délite comme ces murs qui partent en lambeaux, tout sonne faux comme ces bâtiments modernes sans âme, tous les personnages semblent rechercher quelque chose comme pour oublier qu'ils ont déjà tout perdu. Ce n'est pas forcément le film qui met le plus la patate, mais c'est aussi celui qui traque au plus près toutes les petites dégradations d'un couple qui... [Lire la suite]
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16 mars 2008

Les Vaincus (I Vinti) (1953) de Michelangelo Antonioni

Plus néo-réaliste que jamais, Antonioni se propose de montrer à notre jeunesse fugueuse que le crime ne paie point et que les envies de grandeur et de réussite à tout prix, si elles font bien sur les premières pages de journaux ou remplissent les écrans de cinoche, ne sont finalement que sordides. Aucun héroïsme chez ces jeunes gens prêts à tuer pour de l'argent ou la célébrité, uniquement un triomphe de l'ego, de l'individualisme qui sonne comme une déchéance. En trois récits situés en France, en Italie et en Angleterre, il tente... [Lire la suite]
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15 janvier 2008

Chung Kuo, la Chine (Chung Kuo - Cina) (1972) de Michelangelo Antonioni

Après une entrée en matière assez choc (une femme qui accouche sous césarienne, sans anesthésie, grâce à l'acupuncture - glourps!), ce documentaire d'Antonioni relativement long (3h30 tout de même) nous amène de Pékin à Shanghai en passant par une ferme collectiviste dans le Henan, la ville de Suzhou et les rives du Hangpu. Antonioni limite son commentaire au minimum, prenant le parti, même dans les sites touristiques, de se focaliser surtout sur les gens, l'expression des visages, des regards plus ou moins fuyants. Aucune hostilité,... [Lire la suite]
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15 novembre 2007

Femmes entre elles (Le Amiche) (1955) de Michelangelo Antonioni

Lion d'or à Venise pour ces desperate housewives, pas forcément mariées mais définitivement bourgeoises, à la sauce italienne. Elles ont des sujets de discussion relativement variés: les hommes, les hommes et les hommes - et ça papote une Italienne, meo dio. Ce tourbillon féminin, ce monde de superficialité et d'apparence, reste l'une des oeuvres les plus accessibles du père Antonioni qui a décidé de se faire la malle cet été. Clelia vient à Turin pour ouvrir une boutique de mode: résidant à l'hôtel, elle découvre le corps... [Lire la suite]
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21 janvier 2007

La Dame sans Camélia ( La Signora senza camelie) (1953) de Michelangelo Antonioni

Joli portrait de femme qui tourne essentiellement autour de la délicieuse Lucia Bosé. Sans avoir la beauté plastique des chefs-d’œuvre d’Antonioni, l’on sent l’attachement du cinéaste à nous proposer un destin de femme qui, partie de rien, finira par se brûler à ses propres illusions. Clara Manni (La Manni…), découverte par le producteur Ercole alors qu’elle n’était qu’une simple petite vendeuse à Milan, se voit proposer rapidement le premier rôle dans son second film, après être apparue en chanteuse de charme dans le... [Lire la suite]
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27 avril 2006

Profession : reporter (1975) de Michelangelo Antonioni

Un film où il fait bon se perdre pendant 2 heures, jusqu'au plan-séquence final de toute beauté... Enigmatique... oui... mais comme dirait mon ami Bibice "Et la vie, elle est comment, hein?... bon!". David Locke (Jack Nicholson dans sûrement l'un de ses plus grands rôles) en a ras le bol de sa vie de reporter, frustré par les gens qu'il rencontre, les infos qu'il glane après 12 h de marche dans le désert et quand son 4x4 s'enlise il lache un cri de desespoir ("Mais y a personne là-haut, y a personne..." comme... [Lire la suite]
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22 février 2006

Le Cri (1957) de Michelangelo Antonioni

Ayant revu récemmemt L'Avventura et L'Eclipse qui m'avait visuellement et stylistement laissé comme deux ronds de flan, je m'étais emballé et avait été jusqu'à regarder Par delà les Nuages en espérant que peut-être S. Marceau avait fait deux bons films dans sa vie (avec Police de Pialat). Mais, en effet, je m'étais emballé. Le Cri est présenté comme un film de transition dans la carrière d'Antonioni entre sa veine néo-réalisme et celle qu'on pourrait appeler plus "formelle"... Je crains ces soi-disant "films de... [Lire la suite]
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