Numéro 9 (9) (2009) de Shane Acker
Ca commence à l'ancienne avec du fil et des aiguilles (on repense à Coraline) puis on bascule dans un monde post-apocalyptique (on repense à WALL-E), on nous sert des monstres piqués à Spielberg (La Guerre des Mondes 2), on évoque un pouvoir totalitaire, genre "le nazisme relooké pour les Nuls", on fait reposer son scénar sur une idée super forte et originale ("Science sans conscience... rumine l'animal" comme aurait pu dire Johnny AVANT son coma), tout cela en enchaînant les aventures à toute allure comme s'il s'agissait de mettre bout à bout différentes phases d'un jeu vidéo ("Chérie, c'est toi qui as la manette, ça joue tout seul, là !"). Sont bien gentilles et mignonnes ces petites poupées de son - pas très sexy, Jennifer Connelly, quand même... (euh, elle porte le numéro 7, elle) -, le rythme est super d'enfer, on nous ressert la sempiternelle musique d'Elfman pleine de flonflons et de roulements de tambour qui assourdiraient Beethoven, mais franchement, on a une telle impression de déjà vu dans tous les compartiments qu'on se désintéresse vite du bazar. Comme on se doute bien que le héros tout pantelant va finir pas trouver le moyen de décimer ces 34657 machines de guerre, on garde un oeil à peine ouvert en attendant le tableau final. Plus bruyant et agité que vraiment passionnant, on reste déçu par cette dernière production Burton bien faiblarde au niveau de l'inspiration. Ca vaut en effet pas la moyenne.


