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On ne prend pas les mêmes (Bun Yuen remplace Tsui Hark, le jeunot Wenzhuo Zhao  Jet Li et la poupette girl Jean Wang Rosamund Kwan) mais on recommence pour ce quatrième opus où l'on retrouve, comme le précédent de la série, des combats à mort sous les masques de dragons dansant la gigue. On perd indéniablement le petit charme romantico-romanesque entre nos deux timides Li et Kwan et on gagne en pas grand-chose. Le scénario, minimaliste à souhait, est toujours un peu con : autour de Zhao, il y a d'un côté le groupe des lanternes rouges menées par des gonzesses xénophobes et cons comme des lanternes, justement, et de l'autre des envahisseurs étrangers armés jusqu'aux dents (ce sont les Boches qui stigmatisent ici la haine) soutenus par une minorité chinoise particulièrement fourbe. Zhao ne sait plus où donner de la tête et des adducteurs entre ces deux groupuscules de fou-furieux qui déciment à tout va... On comprend dès le départ qu'on ne fera pas ici dans la subtilité ni dans la poésie mais dans l'action à tout va : du pétard à foison, du charclage de dragons, du trucidage saignant de gonzes, du high kick qui sent fort de la semelle... On sent que Bun Yuen filme avec deux cents caméras et monte son film au forceps... Il y a du figurant, du costume, du dragon qui remue de la queue, des grosses bêtes anti-dragons qui assassine à grands coups de lame, de lance-flamme et j'en passe, ça fuse, ça pulse, mais toutes ces couleurs et cette mise en scène brutale finissent plus par donner des hauts le cœur que par véritablement nous emballer. On veut bien reconnaître que Zhao, qui remplace le grand maître Li, montre une élasticité indéniable, on ne peut nier que Yuen cherche à montrer à Hark que lui aussi peut mettre un sacré bordel à l'écran, mais avouons qu'au trente-deuxième combat on a plus envie d'une camomille que d'une caisse de bière. Cet opus est un peu considéré comme un épisode de transition avec des remplaçants aux postes principaux : on ne peut pas dire que c'est complétement foiré au niveau du spectacle, non, c'est tape-à-l'oeil à l'excès, on ne peut pas dire non plus que cette débauche d’énergie ne finit pas paraître un peu vaine. Le trio de potes (qu'on retrouve à chaque épisode) qu'on retrouve autour de Zhao tente de faire sourire, les épreuves koh lantiennes de Zhao (contre les lanternes vertes, jaunes, rouges, que sais-je) apporte un poil de nouveauté mais cela ne suffit pour relever un scénario bâclé. Simpliste et aussi creux et lourd qu'une tête de dragon en cuivre.

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