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On continue de revoir quelques-uns de ces concerts "mythiques" des sixties qui fleurent bon l'herbe, le patchouli et le soleil de Californie. C'était un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître, une époque où les cheveux poussaient plus vite que des légumes sous serre, une époque où devant un public ébahi (et sage comme une image, cette fois-ci, l'organisation change tout) défilaient des excités, que dis-je, des fous-furieux, que dis-je, des météores comme Hendrix, les Who ou encore ce diable de Ravi Shankar avec son joueur de tabla qui tout simplement, évidement, onomastiquement, nous ravit. Vous voulez de la performance, vous en aurez, Pennebaker nous donnant à voir quelques morceaux de choix.

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Si le California Dreamin' des the Mamas and the Papas ou le Feeling groovy de Simon and Gareuuufunkel sont plutôt "classiques", on se régale tout bonnement devant des performances littéralement habitées d'un bon paquet de musicos et autres chanteurs : on frétille devant les trompettes qui accompagnent la voix chaude d'un Hugh Masekela, on plane avec les guitouses et les voix des Jefferson Airplane (une musique qui se fume comme dirait mon revendeur...), on se damne devant la performance en transe d'une Janis Joplin intenable avec son Ball and Chain, on se déchaine devant le poulpe à la batterie des Who et leur guitariste qui fracasse sa guitare comme un sauvage sur scène (on se marre devant les gens qui se dépêchent de ranger la matos qui part en vrille...), on tombe amoureux d'Otis Redding et sa version sublime de I've been loving you too long, on fait son signe de croix devant Hendrix qui joue de façon masturbatrice de la guitare avant d'y mettre le feu (on savait s'amuser à l'époque) et on reste baba devant cet ultime morceau de dix-minutes de Shankar qui s'amuse comme un dingue avec son musicien (les tablas, je suis un grand spécialiste, vous le saviez ?) : c'est à qui trouvera le rythme le plus frénétique devant un public conquis, halluciné, qui standovationne à tour de bras à la fin de ce morceau d'anthologie qui semble ne jamais vouloir s'achever... On a droit, bien sûr, à des petits plans de coupe sur le public, des femmes au regard fatal ou des hippies à l'air aussi joyeux qu'acnéique, histoire tout de même de nous rappeler que ce fut un temps où les jeunes gens étaient plus peace and love que le gazon ou qu'une éponge. Hip pop pop Monterey !!!!

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