vlcsnap-2020-05-19-15h55m52s289

Un voyage au centre de la terre ? Oui, alors pas exactement... Disons, pour la faire plus courte que les intestins, qu'il est surtout question ici d'une caméra "organique" que l'hôtesse de cérémonie se fourre dans le fion. C'est certes moindre mal puisqu'il s'agit des fesses rondelettes d'Elina Löwensohn mais cela fait tout de même son petit effet. Pour preuve, la réaction des invités qui, en découvrant cette performance, se mettent pour la plupart en transe... Une ambiance qui oscille entre, pour le pire, Gaspard Noé (qui aime ce genre de visite d'organe) et, pour le meilleur, Maddin - ce convive qui dort à table, la sensualité d'Elina, la bande sonore envoûtante. Après, oui, on est indéniablement hors des chemins de traverse, et on ne peut que subir ou contempler cette petite chose qui nous amène aux confins, on ne sait trop, du mauvais goût ou du plaisir (j'espère ainsi rassurer en passant tout commentateur sodomite : je prends bien en compte tout le spectre des sensations). En tentant d'explorer le concept de ce court plus que le corps de Löwensohn, on pourrait voir ici une sorte de partouze cinématographique absolue puisque les images de l'intérieur d'Elina donnent aux spectateurs une sorte de plaisir orgasmique - de courte durée, certes, mais effective... Que dire de plus sur ce cabaret préhistorique qui n'est pas à mettre entre toutes les mains, en particulier - c'est pour la rime - celles de Patrick Sébastien. Extatique, comme dirait l'autre, et coloscopique.

vlcsnap-2020-05-19-15h56m06s130