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Plus rien ne peut nous surprendre dans le monde un rien starbé de Mandico. Des disparitions sur une île, une femme (Elina Löwensohn) qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa fille (je dis ça, je dis rien), un flic masqué particulièrement glauque (voire dépressif si on en croit le titre) qui enquête et une fin qui tourne mal : cop "démasqué" (et échoué sur la plage pour apparemment nourrir les crabes) et femme attachée par les occupants de l'île - mais elle s'en fout, elle les emmerde tous, elle est libre et sa fille la vengera (mais oui…)... Un noir et blanc délavé qui bave, des images en couleur qui suintent, un amant asiatique qu'on peut littéralement lire à livre ouvert, un flic monstrueux à la voix caverneuse qui progresse aussi rapidement qu'un galet et une héroïne (qui ne peut s'empêcher une nouvelle fois de montrer ses seins ou de faire l'amour avec des algues) quelque peu ambiguë (on peut suspecter des troubles psychiques graves). Pas facile de suivre forcément le fil de ce récit où la schizophrénie semble être le maître mot... A défaut d'être certain de comprendre tous les tenants et les aboutissants de cette enquête policière qui se termine plutôt mal pour les deux principaux protagonistes, on pourra apprécier ce montage et cette musique épileptiques qui donnent une patine toute particulière à cette œuvre pour le moins dérangée de l'ami Mandico. Depressive mood.

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