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On part en cette fin des années 70 à la new Orleans avec l'ami Les Blank. L'ultime lieu de la fête, des parades, du feel good, de la liberté ? Sans doute. Le local danse, se pare, chante, défile comme un Français manifeste et le moins qu'on puisse dire c'est que ce doc regorge de cuivres et de couleurs - et de jouââ de vivre. Toutes les occasions semblent être bonne pour se lancer dans la rue : qu'il s'agisse d'un enterrement (les hommes de front et leur petit pas de danse unique), de la Saint-Patrick (on s'habille en vert, on picole, on jette de la canette, on se marre, on sait pas pourquoi on est tous fiers tout d'un coup d'être irlandais) et surtout du Mardi-gras, l'autochtone ne refuse jamais une invitation sur le goudron. La rue déborde d'énergie, de bruits, de joliesse et de costumes plus clinquants qu'une petite sauterie à Venise. On se focalise durant toute la seconde partie sur nos amis blacks qui s'habillent en indien - l'indien, c'est le rebelle, celui qui résiste... Bleues, roses, blanches, nos hommes se parent de plumes et dépensent des fortunes pour être les rois de la fête ; automatiquement, ça coûte un max de sious mais l'on sait bien depuis longtemps qu'on a rien sans rien : la tradition c'est d'être fringué comme un Indien et chaque chef, chaque année, passe des heures à embellir son costume éphémère. Le carnaval de Rio peut aller se rhabiller ce qu'il ne fait d'ailleurs guère. Blank lance sa caméra dans la foule et entre deux rares interviews pour la forme nous fait sentir toute la folie électrique des cortèges. Tout le monde s'éclate sans qu'apparemment une once de violence ne survienne (au moins à cette époque...). Chaque quartier, depuis la nuit des temps (et la période de l'esclavage), a ses particularités et prépare en amont, chaque dimanche, l'événement ; autant dire que tout est rôdé au niveau musical et qu'une fois que tout le monde est lâché dans la rue l'ambiance pète le feu. Le flic, bon enfant, regarde la chose l'air goguenard et laisse filer ces pacifistes fêtards sans inquiétude. Bref rien que de la joie et des ondes positives dans ce pays de Cocagne du costume et de la bombe musicale. Une petite tranche d'exubérance multicolore en groupe qui ne fait pas de mal dans ce monde dorénavant virusé de l'intérieur.

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