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Un peu d'histoire avec ce procès qui eut lieu à Kharkov (ou Kharkiv) de trois premiers criminels de guerre allemands (et un Ukrainien) durant la secondaire guerre mondiale : après avoir montré en images les atrocités commises (exécution de prisonniers mais aussi de civils, femmes, vieillards, enfants, tués par balle ou brûlés), les trois accusés allemands (Retzlaw, Langheld et Ritz) et le conducteur local sont sommés de s'expliquer sur l'organisation de ses exécutions, leur participation et leur connaissance du "camion à gaz" responsable de milliers de morts. Sans tergiverser, les trois hommes reconnaissent leur participation à ses crimes et l'utilisation qui fut faite de cette nouvelle arme de masse barbare. Avant de connaître leur sentence (difficile de voir comment ils peuvent échapper à la pendaison réclamée par le procureur - applaudi par une foule compacte), ils ont droit à un dernier mot : certains insistent sur la responsabilité de leur supérieur (qu'ils verraient bien exécutés dans le fameux camion), d'autres demandent de retourner dans leur patrie pour ouvrir les yeux à leur propre peuple... Un plaidoyer pour la forme, les quatre hommes étant inéluctablement condamnés à être pendu sur la place publique ; devant une foule immense (environ quarante mille personnes...), les quatre hommes sont conduits au gibet, droits comme des i. Un document pour la mémoire que ce procès qui laisse assez abasourdi tant les trois hommes reconnaissent froidement leurs actes (pas d'hésitation, pas d'émotion... les faits bruts), tout en glissant ici ou là qu'ils obéissaient aux ordres. Glaçant.

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