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Misère, misère… A l'image de cette manif nippone datant de la même époque (marre de travailler 24h sur 24 et 7 jours sur 7... Ce ne sont pas des profs apparemment qui protestent…), notre héroïne (l'incontournable Kinuyo Tanaka as Fumie) est dans la panade... Elle aimerait bien se marier avec le gazier Ken Uehara mais voilà, sa famille n'a point le sou, tout le monde crève la dalle, on en arrive même à vendre son kimono... et cerise sur le gâteau, la mère de Ken (en phase ultime comme on dit) ne cesse de mettre la pression sur son fils pour qu'il se marie très vite... Bref, ça va mal ! On ne sautera pas vraiment en l'air à pieds joints devant cette mouture de jeunesse de l'ami Kinoshita ; à l'image de la copie disponible (sûrement la pire de toute sa filmo, croyez-moi sur parole), Kekkon a souffert du poids des ans. Des scènes de discussions en face à face qui s'étirent pendant des plombes, des acteurs terriblement statiques et tristes à mourir (Kinuyo, notamment, semble passer tout le film avec des yeux ronds comme des billes, comme crucifiée vivante par ce maudit destin) et un scénario qui s'enlise (bon, ce mariage alors... oui ou merde ?). On veut bien applaudir à la colère du grand-père (Eijirô Tôno, fier comme un phacochère : il est à la recherche d'un emploi mais il refuse de se faire embaucher par l'un de ses vieux comparses ; ce dernier a réussi dans la branche de la restauration mais il tient des propos qui offusquent les principes de Eijirô – Celui-ci préfère crever la dalle (et faire crever sa famille) plutôt que de se compromettre... il devra mettre finalement un peu d'eau dans son vin pour ramener la paix et la joie au sein de sa famille), aux gestes précautionneux de Kinuyo envers son père (parti seul dans la nuit, il erre ; elle vient lui amener sa veste et lui offre une soupe - c'est heureusement une petite séquence plus touchante que pathétique) ou encore à cette scène un peu plus surprenante où le fiancé de Kinuyo, un peu frustré par les piètres pas de danse de sa belle, lui fait faire le tour de la piste en lui décollant les deux pieds du sol - la force de l'amour, en un sens, ce qui sera d’ailleurs confirmé par la suite (Aux amoureux, rien d’impossible)... On peut ainsi grappiller quelques instants un peu plus vivifiants et originaux mais avouons que ce mariage éternellement repoussé nous a paru surtout un peu longuet...

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