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Joyce McKinney, cela vous dit quelque chose ? Mais si, la Ricaine qui a kidnappé, en Grande Bretagne, un Mormon (l'amour de sa vie), l'a violé pendant trois jours avant de laisser partir rejoindre sa secte ! Non ? Mais si, celle qui avant se plaisait à jouer les call-girls avec pour spécialité bondage, pipe et massage à poil ! Non ? Mais si, celle qui a envoyé un bout de son pitbull mort en Corée du sud et qui a eu la joie d'avoir cinq petits clones de sa merdouille ! Non, toujours pas. Ouais, elle me disait rien non plus cette Joyce (vulgos, pathos, sûre d'elle, un genre de Marine Le Pen du sexe) – heureusement (ou pas) le doc de Morris est plutôt complet pour faire le tour de la personne... Chose compliquée a priori à faire et ce même si la donzelle, interviewée longuement pour les besoins de la chose, n'est jamais avare en détail, en larmes, en offuscation, en éclat de rire qui sonne faux… On écoute également plusieurs personnes qui l'ont côtoyé et des journalistes qui ont suivi l'affaire, une affaires  qui a, à la fin des années 70, "défrayé la chronique"... Coupable de folie la donzelle, obsédée du cul et de ses fantasmes ou simple citoyenne un peu borderline ? Difficile de trancher... Le fait est que se rendre coupable, pour une femme, de viol sur un Mormon, on ne peut pas dire que cela a, à l'époque, particulièrement nui à son image oui détérioré son capital "sympathie"... Elle fit, pourtant, la bougresse, de la prison, fut jugée, libérée sous caution avant... de s'échapper en douce au Canada... Aucune suite ne fut donnée à cet imbroglio sexo-religio-polardo-judiciaire... Morris, tente de recouper les infos, les témoignages pour qu'on puisse se faire un avis sur la dame (c'est l'intérêt de la chose, me direz-vous - le fond de l'histoire ne constituant pas l'affaire politique du siècle : juste un fait divers un brin juteux avec une blonde plus maline, plus maligne qu'elle en a l'air) ; le moins qu'on puisse dire, c'est que le personnage demeure malgré tout opaque : manipulatrice, elle le fut, sans aucun ; manipulée (du moins son image) par les tabloïds, elle eut droit tout autant à sa dose sur ce point ; même si l'on sent que ce starlette sans talent (si ce n'est le goût du déguisement pour peu qu'on aime les Village People) a cherché à avoir son petit quart d'heure de gloire, elle eut droit à un sacré retour de bâton en voyant son corps exposé sous toutes les coutures dans les canards popu anglais (il n'y avait pas beaucoup à creuser pour tomber sur des photos hot...). La kidnappeuse, "l'abuseuse allumeuse" allumée en quelque sorte. Un doc classiquement construit (interviews, illustrations sommaires...) sur une vie pour le moins foutraque et bordélique. Un cas, un fait-divers du genre "tout à l'égout" qui émoustilla en son temps notre petite société assoiffée de curiosité borgnole. Tout juste amusant.

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