vlcsnap-2019-01-13-11h32m34s504

vlcsnap-2019-01-13-11h33m01s279

On passe du CRS aux porcs, du porc au cochon avec ce bien joli photogramme callipyge et « bilitissé » de la jeune Angéla McDonald qui a un rire idiot indiscutablement charmant et des formes qui lui donnent du fond. Le temps des vendanges, une jeune femme rotonde, deux hommes au regard noir : d'un côté Jean-Pierre Rassam, le regard fuyant et l'air patibulaire, de l'autre Richard Bohringer (né à Moulins, il est bon de le rappeler) déjà le nez dans l'alcool et déjà des faux airs de Richard Bohringer. On cueille du raisin à pleine main, l'humeur est au travail et à la déconne, il peut se passer n'importe quoi derrière un bosquet ou un pied de vigne, le suspense est total : qui aura la femme ? Images léchés en jouant avec les ombres et la lumière, filtres voilés à la David Hamilton, ralentis et arrêts sur image au besoin, petit chaton blanc aux yeux vairons, grappes de raisins murs et flageolant rappelant étrangement le ballotement des seins d'Angela revenant avec le pain, la sensualité, la douceur, l'enivrement des sens, tous les ingrédients sont là pour mettre en scène une petite partie de cache-cache avec LA femme. La musique n'est pas du Francis Lai mais en a les intentions, les regards en coin échangés entre nos deux hommes en disent long sur leur fantasme, on s'attendrait presque au final à un combat au Laguiole ® après un ptit verre de Vouvray en trop (et puis on le connaît notre Richard). Mais il n'en sera rien, tout comme les lumières orangées de ce beau coucher de soleil illuminant un verre de vin, tout se terminera dans la douceur et la tendresse. Richard emmène sa promise sous les yeux d'un Jean-Pierre Rassam tout couillon (« allez viens connard, » lui lance gentiment un camarade), on se dit qu'il va consommer son Angéla avec plus de langueur qu'un hamburger. Ça sent bon la campagne (ah ce petit accent du pays en ouverture) et les mamelons tout gonflés d'envie de l'Angela nous laissent tout chose : un petit court sorti du four un peu trop doré et cucul mais qui se déguste poliment et tendrement comme un verre de Vouvray fraîchement sorti des caves. Ah tiens, Charles Matton a croqué la pomme du court dès 1965 : on va se laisser tenter pour clore sur notre homme. 

vlcsnap-2019-01-13-11h33m22s922

vlcsnap-2019-01-13-11h32m14s141