On reste dans la tentative expérimentale... Désolé.. Tous les jeux de mots à la con ayant été faits entre le tome 1 et ce tome 2 (un film à voir dard-dard, une oeuvre qui fait le buzz, un sublime série Bee...), je me retrouve un peu à court d'idées pour vous parler de cette merde aussi écoeurante qu'une vasque de miel. Maya est éternellement optimiste, sourit toujours, coache les autres, a l'esprit d'équipe (de Maya de la Prairie à Didier Deschamps il n'y a qu'un coquelicot), triomphe toujours grâce à sa gentillesse... bref, elle est tellement coulante et positive qu'on regretterait presque une interview avec la torve Nadine Morano. Tout l'enjeu du film pour Maya est de vaincre une abeille aux cheveux bleus (même pas lesbienne, la référence tombe à plat) : ainsi, sa ruche pourra conserver son miel convoité par l'impératrice ; on le voit, l'enjeu est de taille et ferait passer les problèmes en Syrie pour un petit point noir de l'actualité. Les dialogues sont plats, les blagues inexistantes, les personnages pas drôles (retour des fourmis Michel et Jean-Michel qui ne sont malheureusement pas dans leur meilleure forme)... Je pourrais continuer en plaçant subrepticement au détour d'une phrase que Maya est un cas, que l'empire de Maya s'effondre, que cette morale finale, ou ces morales sont merdiques (faut pas trop pousser ses enfants à réussir, faut bouffer du miel, faut savoir putaing se serrer les coudes pendant le match, être solidaires, de véritables tueurs de sang froid face à l'adversaire... oups, je m'emballe), que l'animation est laide, que la musique est molle, bref je pourrais continuer d'enfiler les perles pendant deux heures que cela ne changerait rien : c'est nul mais faut savoir faire des concessions pour faire plaisir aux enfants... Coup de bol, on était quatre dans la salle et on a pas eu à subir les commentaires débiles des parents à leurs chiards - Dieu soit loué. Et Fuck Willy.

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