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En hommage au combat des cheminots, rien de tel qu'un bon vieux roman de gare (quand cela commence comme ça, c'est jamais bon signe - limite remplissage). Oh, une jolie couverture, un départ intrigant (une jeune femme pointant un type avec un fusil sur un lit) et l'erreur est vite faite. De là à se taper 300 pages ? Oui, bon gardez vos remarques, c'est bientôt l'été, libérons-nous l'esprit. Soit donc une jeune Portoricaine sans trop d'éducation mais forcément jolie qui rencontre un jeune gars hyper classe, hyper riche, hyper. Ça couche, ça hésite un peu puis ça se dit je t'aime. Elle rayonne, lui voit bien qu'elle sort des canons classiques attendus par sa famille (Merde Gols vient de tomber le nez sur la moquette). Son combat, à lui : rompre avec sa famille pour vivre sa life, putain ! Alors, tiendra, tiendra pas ? C'est passionnant de creux de bout en bout à l’image de cette écriture, comment dire, pas vraiment littéraire... Genre de Musso à l'américaine, ce bon vieux Jardine Libaire... On pensait, au moins, qu'il y aurait quelques scènes chaudes (c'est l'été), il faudra vite déchanter, on pensait qu'on aurait une critique en profondeur de la société américaine et de ses failles sociales (on y croyait pas vraiment non plus), on aurait mieux fait de relire, en hommage pour le coup, un bon vieux Philip Roth. La Fourrure blanche est un livre pour ado mal dégrossi qui se lit en levant les yeux au ciel (ce qui n'est pas pratique mais on ne loupe pas non plus grand-chose). Ok, promis, je me plonge dans les conseils de MON libraire - oui, bon...