vlcsnap-error755

vlcsnap-error741

Louis King (tout petit King parmi les King) nous sert un western bien plat, à peine pimenté par la vision de la "gambette armée" de Shelley Winters (un peu de mal avec cette actrice, me fait un peu penser à une dinde ou une oie, toute misogynie exclue). Soit donc la Shelley qui revient anonymement sur ses terres d’enfances pour venger son père lâchement assassiné par ses deux anciens collaborateurs : on connaît l'identité de l'un d'eux (Paul Kelly as Pete Lambert : un mix entre un pâle Dan Duryea et Laurent Wauquiez - forcément un sale fourbe), l'autre est à découvrir (pas vraiment le méga twist, je vous préviens d’avance). Enfin ça, c'est l'idée de départ... Notre oie va surtout passer son temps à gérer son saloon-casino et à flirter avec le pensif Joel McCrea (aussi expressif qu'une poêle en Teflon - l'inverse de la joie de vivre, ce type)... Je vous fais fi en effet des histoires secondaires et de l'évolution de l'histoire, non seulement parce que j'ai la flemme (j'aurais jamais dû finir cette bouteille de rhum hier soir-nuit-petit matin) mais aussi parce que je ne m'en souviens déjà plus (idem). Que retenir malgré tout de cette intrigue et de ces personnages vus et revus ? On pourrait noter le gros côté chiant de McCrea, qui, à chaque fois qu'on lui donne la parole, se croit obligé de raconter une longue anecdote moraliste (putain, c'est aussi pénible que moi lorsqu'on me lance sur Madagascar avec un Ambilobe à la main). Au début, on ricane devant le petit côté running gag de la chose, mais chaque histoire est racontée avec une telle morgue qu'on a vite envie qu’il ferme sa gueule... On pourrait également essayer de se souvenir de ce bon vieux combat de femmes (cette maladie de se tirer la perruque...) entre Shelley Winters et Marie Windsor : « comment ça, je ne suis pas une "dame", tiens prends cette mini mornifle »... Un spectacle longuet résolument pathétique qui fait bien marrer les hommes, TOUS autant qu'ils sont, même le fameux Joel (alors qu'il s'agit quand même de son ex et de sa future...) qui observe piètrement la scène avec la banane (la seule séquence où il se déride... méchamment à contretemps). Au-delà de ces deux petites choses, le film est résolument oubliable, King nous servant en dessert un pauvre duel où les participants dégainent sous la table (pas la meilleure option visuelle...) : Wauquiez nous sert son fameux sourire crispé d'enfariné avant de s'écrouler - ça, c'est fait. Un film surtout sans vie.

vlcsnap-error098

vlcsnap-error453

Go west, here