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J'allais un peu en hésitant vers ce film de Daves (pour clore l'odyssée, To the Victor étant introuvable... à ce jour) qui, en ces temps de guerre, fournit son petit effort pour remonter le moral des troupes ; le principe est simple : un semblant de scénario, la présence d'un max de stars hollywoodiennes qui se mettent au service des militaires et un paquet de numéroq musicaux (chantés, dansés...) à la Maritie et Gilbert Carpentier (c'est là généralement qu'on bat d'un oeil). Côté scénario, on est donc dans la simplicité : Slim (Robert Hutton) rêve depuis des années de rencontrer la star Joan Leslie ; John Garfield et Bette Davis qui supervisent cette fameuse cantine d'Hollywood font preuve de bon cœur en magouillant une petite rencontre fortuite entre le militaire et son idole (qui lui offre même un baiser ! – on ne parlait pas encore de harcèlement) - devinez la suite : ils tomberont amoureux pour de vrai ; au côté de ce couple un peu gnangnan, se forme un couple un peu plus saignant et vivace entre le sergent Nowland (Dane Clark et sa tchatche légendaire) et la bien jolie hôtesse Janis Paige - de l'amour brut et un peu plus de panache au programme... Deux petites histoires ma foi bien romantiques qui bercent les coeurs...

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Il faut bien reconnaître sinon (même si on met le paquet pour toujours faire le show – c’est le principe) qu'il est un peu lassant deux heures durant de voir tout le monde sourire comme des Bisounours et être si sympathique - à en être coulant. Les stars se mettent humblement à la portée des bidasses et gratifient au passage l'assemblée d'une chanson youplaboum ; les militos, généralement en permission (tentant d'oublier le passé et de ne pas penser à l'avenir), trouvent forcément tout super bath. Trop cool. On reste content (positivons), tout comme eux d'ailleurs, de croiser quelques vedettes "au naturel" (Joan Crawford et ses petits pas de danse, Barbara Stanwyck et sa voix suave, Ida Lupino qui fait la maline en français, Zachary Scott en éternel charmeur à fine moustache, Peter Lorre et Sydney Greenstreet qui se lancent dans un petit duo d'affreux jojo – bon, sympatoche à tout prendre) ; en ce qui concerne les numéros intermédiaires, avouons que c'est pour le coup franchement pas notre truc ; les saynètes dites comiques, notamment, durent des plombes et tombent à plat (les deux violonistes m'ont fait souffrir) ;  il faut reconnaître tout de même une certaine diversité de genres (orchestre symphonique et cuivrée, chansonnettes, duo, claquettes, morceau de comédie musicale, flamenco (Oups ! Ben oui, parfaitement et c'est sûrement la séquence que j’ai trouvé la plus vivifiante, comme quoi... Bon, il n'y avait pas de french cancan, c'est pas du jeu)). On serre un peu des dents lors de ces petits spectacles, en attendant de retrouver nos petits militaires tout attendris de voir ces stars si rayonnantes et dispo. Daves suit le cahier des charges, on ne peut lui reprocher, et livre un opus tout à fait honorable dans son genre – esprit bon enfant à donf. Voilà en tout cas une odyssée qui se clôt et qui fut franchement des plus plaisantes !

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Fou de Delmer