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Trois histoires très mignonnes et drolatiques selon la formule consacrée : une livraison d'enfant qui part un peu en vrille, une adoption « forcée » de trois poussins par un renard et enfin une historiette où l'on se plaît à jouer à partir sur les traces du Père-Noël. De l'humour tout en finesse sur de délicieux dessins type aquarelles (vous pouvez ne pas être d'accord sur l'aspect esthétique, j'y connais absolument rien) et une poignée de personnages tous plus craquounets les uns que les autres : un lapin crétin, un canard très couillon (les deux font parfaitement la paire), un cochon lucide, une poule maître-femme, un renard mollasson et un loup qui se la pète. Dans la première histoire le lapin et le canard ne cessent d'enquiller les gaffes, risquant à tout moment de détruire la gamine qu'une cigogne flemmarde leur a confiée ; il y a a priori aucune chance pour que la chtite Pauline regagne un jour son foyer... Heureusement que le cochon veille pour que la Popo retrouve ses parents sous les yeux tout attendris de nos personnages que l’on ne soupçonnait point d’avoir autant d'affect... Le second conte met en scène ce fameux méchant renard qui transpire la tendresse lorsque trois chtits poussins, à la sortie de la coquille, l'appellent maman. Les enfants sont formidables... Plus il veut montrer ses muscles, cette baltringue de renard, plus il fond ; il a toutes les peines du monde à s'imposer face à sa progéniture surtout quand la ligue des mères-poules en colère le mettent minables. L’épisode sans doute le plus trognon en particulier pour les voix fluettes et croquignoles des poussinets. Enfin, l'esprit de Noël se prend un ptit coup sur la tête lorsque le canard et le lapin tentent de s'improviser Père-Noël : traineau pourri, renne remplacé par un porc, cadeaux tout merdiques, nos deux amis se plient pourtant en quatre pour tenter de. On se fend devant tous les moules qu'ils se prennent avant d'être rattrapé par la ptite touche tendresse de l'épisode : la rencontre avec le vrai Père-Noël (bien sûr qu'il existe, t'es con ou quoi ?) ! Trois récits à partager avec sa bambine pour l'apprendre à se marrer devant des bourdes, des cascades de folie et des bons mots - l'essentiel étant of course qu'elle se marre quand tu t'esclaffes - l'esprit, c'est ça l'esprit. Du dessin-animé français finaud, tendre et non vulgaire. Tout l'esprit gaulois et villageois épuré. (Et puis quel dessin-animé offre gratuitement une magnifique recette de crêpes à la farine de châtaigne ? Oui, c'est réservé aux plus patients qui aiment à lire bêtement jusqu'au bout les génériques...)   (Shang - 08/11/17)

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Moui, guère emballé pour ma part par ce petit dessin animé français, adaptation lissée d'une BD beaucoup plus délirante et explosive que ça. C'est pourtant le même créateur, mais, allez savoir, on a dû lui demander de faire un film pour les 5-6 ans, et voilà qu'il a rangé ses tentations texaveryennes au placard, et qu'il nous sert ces contes rigolos et mignonets, mais pas bien solides non plus. Bon, c'est  rai que c'est joli, coloré et innocent : les décors sont minutieux et les aquarelles sont faites à la main, il y a une espèce d'immédiate ambiance d'enfance qui émanent de ces bicoques tranquilles, de cette campagne apaisée et de ces jeux de neige. Renner soigne son fond, et c'est très bien, car cela compense des personnages au premier plan un peu rapidement pensés : non seulement l'animation est moyenne, mais les traits des personnages (mis à part le renard) ne les rendent pas très sympathiques, à commencer par ce père Noël raté et ce cochon trop classique. Les voix quant à elles (et là, pas d'accord avec le gars Shang) sont complètement ratées, trop adultes, en opposition avec le dessin de ces animaux poilants. Le pire étant celles des poussins, jamais drôles, je ne peux que m'opposer. Dans ces histoires, tout le monde est gentil, y compris le loup qui n'est grognon que pour rire, ou gentil ET débile, ce qui est encore le plus rigolo (effectivement le couple lapin/canard est amusant). Ca rassure nos têtes blondes, mais ça fait perdre pas mal de sève à ces cartoons sans envergure, sans ambition et sans génie. Pas nul, non, mais passable.   (Gols - 02/12/17)

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