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Part pas d'un mauvais principe ce petit western un peu maladroit : le gars Audie Murphy (on n'arrête les vannes sur notre ado pré pubère qui incarne ici un homme de religion à l'esprit ouvert) débarque à Tucson en 1874 avec une mission ; notre homme est en charge de la réserve apache "occupée" par une troupe de soldats ricains (qui les enchaînent, par principe). Non, non, non, Audie est mandaté pour que l'on traite ces Indiens comme des individus donc 1) il faut enlever les chaînes, 2) on va créer une police interne (il est bon de suivre quelques préceptes occidentaux, faut pas non plus trop déconner), 3) on va leur redonner leur fusil pour qu'ils puissent chasser. Il prend sur lui de dompter les deux-trois Apaches irréductibles qui aimeraient péter du blanc avec leur fusil et retrouver leur fierté guerrière en allant rejoindre Géronimo qui continue de se montrer menaçant dans la région... Audie, du haut de son mètre 60, est un pacificateur né, qui se doit en plus de gérer sa femme (Pat Crowley, guère charismatique) et l'indienne mise à son service et admiratrice de l'Audie (Ann Bancroft sous trois couches de fond de teint plaqué à la truelle).

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Si on apprécie que l'Audie sorte ses petits poings face aux bouseux de Tucson qui, à la moindre occasion, lui cherchent des noises (prendre la défense de ces sauvages, allons bon), ou encore lorsqu'il tient tête aux soldats ricains qui n'ont aucune considération ethnologique pour ce peuple autochtone, on grince un peu des dents quand il "impose" son modèle de société à la ricaine (faut de l'ordre et des armes sinon, hein, comment peut-on vivre dignement ?! Oui, c’est la base, of course). Il est tout de même un précurseur dans son genre qui permettra quelques longues années plus tard (en 1955, quatre-vingts-un ans tout de même) d'ouvrir la voie à une réelle autonomie de ces territoires indiens (l'Américain est lent, mais il est bon et progresse). Au-delà de ces simples considérations de fond, avouons qu'on reste un peu tiède devant les relations sentimentales de l'Audie (qui embrasse sa femme avec parcimonie et qui reste de bois devant une Ann Bancroft timide mais volontaire) ; de même, au niveau de l'action, on devra se contenter de deux petites bastons, l'essentiel de la chose se concentrant autour des discours zen de l'Audie qui, diplomatiquement, arrive toujours à imposer ses vues ou qui sait le cas échéant être à l'écoute des sages conseils de ses frères apaches voire de sa femme. Un peu gnangnan, quoi, mais gentiment louable dans l'idée. Peace en love, quietly.

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