vlcsnap-error352

Un petit giallo hispano-italien, cela ne peut que rafraîchir les idées en ce début du mois d'octobre. Edwige Fenech is Julie Wardh et la donzelle a un vice : une petite tendance sadique, une légère excitation érotique à la vue du sang. Autour d'elle gravite une belle brochette de serial lovers, l'un d'eux pouvant même être le fameux serial killer qui sévit avec son rasoir dans cette petite bourgade autrichienne ; il y a, dans l'ordre, son mari Neil, un businessman qui la néglige ; vient ensuite le fameux Jean, une brutasse qui l'a initiée aux plaisirs interdits sanguinaires ; et on peut également citer le gars George (George Hilton) qui fait des yeux doux à la belle... L'amie Julie va-t-elle être tentée par cette relation borderline avec son ex amant Jean ou préférer trouver refuge dans les bras moelleux du rassurant George ? Il faudra en tout cas faire bien attention à ce fameux serial killer qui n'en finit pas de découper des minettes sous la douche ou dans les parcs...

vlcsnap-error346

On sent bien dès le départ que le casting féminin a plus été sélectionné en fonction de la taille du S.G. que du C.V. Tous les coups sont permis pour qu'ici ou là dans un coin de l'écran, une paire de nibards apparaisse - on ne va pas jouer les sainte-nitouche, on en attendait pas moins de ce genre de production un brin racoleur... Plus fendard, sans doute, est la tenue du fameux George, une veste à la Davy Crockett avec laquelle il pense pouvoir tomber tout ce qui porte jupette - ah les années 70 quand le ridicule était gage de charme... Mais revenons à notre tueur qui balance sa lame à tour de bras et qui crée un climat un peu délétère. La bêtasse Julie est finalement victime d'un chantage (ça, à force de coucher à droite à gauche) et sa cousine se porte volontaire pour résoudre l'énigme. Elle y perdra la glotte. Certains hommes sont à leur tour victime de l'assassin et Julie, au bord du gouffre, décide d'aller passer quelques jours de repos dans les bras du beau George dans une station balnéaire... Mais la pauvrette n'est pas au bout de ses surprises (et le spectateur non plus) car le complot monté contre elle est diablement alambiqué... A elle d'être plus vicieuse que ces mâles véreux et vénaux. Du téton, de l'hémoglobine, des petits effets sonores vintage, Martino fait son petit taff au niveau de l'érotisme (gentillet) ou de la violence (une certaines affection pour la baignoire sanguinolente) ; on finit par sommeiller un brin jusqu'aux 28 retours de situation finaux (un scénar finaud... et un peu tiré par les cheveux) qui nous sortent de notre torpeur. Un giallo dans la moyenne avec un zeste de twists qui finit par faire passer la pilule.

vlcsnap-error905