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On est dans le sympathique western de série B avec cette gentillette histoire d'Audie Murphy (et ses éternels quinze ans) qui débarque en ville pour vendre ses peaux de bêtes. Il a rencontré en route (la jeune fille a échappé à son père qui voulait... la vendre) la très fraîche Sandra Dee as Rosalie ; mais il n'aura d'yeux, une fois en ville, que pour la prostipute Joanne Dru as Marcy. Notre gars Audie (même point conscient du taff de Marcy... l'amour est aveugle) parait bien frêle et empoté dans cette petite ville du far-West. Non seulement il doit subir les regards de ces petits bourgeois qui ne conçoivent guère qu'on puisse s'afficher avec une telle femme à un bal populaire du 4 juillet mais il doit aussi faire face au shérif de la ville ; celui-ci a mis le grappin sur la chtite Rosalie et espère bien en faire une recrue de choix pour le bordel local. Audie Murphy est longtemps aveugle mais ne demande, sur un instant de lucidité, qu'à se déciller - et puis il en a sous le capot niveau courage malgré sa carrosserie flambant neuve.

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C'est du côté des rôles secondaires qu'il faut trouver son petit plaisir dans ce récit relativement convenu (il est jeune et niais mais attention il est peut-être moins bête et maladroit qu'il en a l'air... et pis humaniste, aussi, il est, le gars). On se réjouit tout d'abord du rôle du fumier de lapin endossé par le père de Rosalie (un mix entre Willem Dafoe et Peter Falk avec une voix de fausset) ; le bougre est prêt à tout pour gratter deux-trois sous et n'hésite pas à proposer sa propre fille à Audie en échange de quelques peaux de castors - pas cool. Audie est effaré devant la vilénie du bonhomme (qui joue avec un certain talent la putasserie paternelle) et envoie paître le pater et la fille ; mais il ne tardera à retrouver sur sa route la fille d'icelui : Miss Dee a décidé de lui coller aux basques, tout enamouré qu’elle est de ce nouveau protecteur. Audie, lui, semble bien décidé à se compliquer la vie (ou à couper les cheveux en quattro) et plutôt que de cueillir cette jolie fleur qui s'offre à lui (qui, mal peignée, a les cheveux blancs mais qui, après brushing, se retrouve blonde comme les blés) décide de convoiter la dame d'expérience incarnée par Joanne Dru. Sandra Dee est craquante dans sa naïveté et sa transformation physique n'en est que plus étonnante : la petite fille sauvageonne, en changeant d'oripeaux, devient miss. Elle vole d'ailleurs quelque peu la vedette à la Joanne qui malgré les petites fêlures qu'elle finit par montrer (la prostipute aguerrie qui se retrouve touchée par le bon coeur d'Audie) a un rôle moins rayonnant. Deux-trois personnages intéressants mais qui ne suffisent pas à faire véritablement décoller ce western au scénar ultra prévisible et à la mise en scène très plate.

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 Go west