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On retrouve notre gars Roy Ward Baker à la tête de cette comédie hystérico-théâtrale qui repose sur les épaules pour ne pas dire sur l'œil de Bette Davis. Ceux qui la trouvent irritante en auront pour leur argent puisque que la Bette incarne ici un Mater Familias infecte totalement en free-lance dans les mimiques et le jeu d'œil exorbité. On est en plein petits jeux de massacre familial, Bette Davis se faisant un réel plaisir à faire tourner en bourrique ses trois fils (une bonne pâte, un gentillet "pervers" (au moins à l'époque...) obsédé par les habits de femme et un petit dernier un peu tendre) ainsi, forcément, que ses belles-filles. L'objectif de la maman qui chaque année célèbre l'anniversaire du mari défunt : écraser de toute sa méchanceté et avec un sens de la manipulation extrême ses invités. L'un d'eux veut s'exiler avec sa femme au Canada ? Elle exercera le pire des chantages pour qu'il reste tout en tentant de le laminer émotionnellement pour l’affaiblir (j’ai des nouvelles de vos enfants qui viennent de repartir en voiture : ils ont eu un accident et se trouvent tous dans un état critique... Beh non, just joking...) ; le petit jeune ramène chaque année une nouvelle fiancée : la Bette pourrira celle-ci jusqu'au trognon... Ce sale esprit de famille a un petit côté assez réjouissant même si parfois on tombe dans une mise en scène et une direction d'acteurs un brin vaudevillesque. Bette Davis, avec sa frange ridicule à la Sollers et son cache-œil stylé, excelle forcément dans un rôle de salope ménopausée qui ne peut que se réjouir de l'ascendant moral et financier qu'elle peut encore exercer sur ses ouailles. Très très bavard, le film de Baker possède indéniablement un petit côté caustique qui amuse mais qui peine à tenir sur la longueur (je dois reconnaître que j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour achever la chose). A voir forcément en famille, avec les aïeux.

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