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Très déçu par ce dernier opus de Linklater : non pas que j'en attendais monts et merveilles mais disons tout de même plus de subtilités (vous remarquerez quand même que je vous ai mis en photogrammes les meilleurs morceaux - ouais, quand je suis colère, je pars en vrille). Cela pourrait être la suite de Boyhood (qui contenait quelques jolis petits moments et qui se révélait parfois même presque émouvant - Gols grince des dents) puisqu'il s'agit de suivre l'un de personnages de cette "œuvre-somme" à l'université. Juste avant la rentrée, en ce début des années 80 où les garçons ont tous la moustache et où les filles portent toutes des shorts (ah ouais ? On a pas les mêmes souvenirs), Linklater va dresser en quatre jours la petite vie d'un groupe d'étudiants dont le point commun est... le baseball (ouais, déjà cela partait mal). Des jeunes gens qui semblent intéressés comme tous jeunes gens par le cul, l'alcool et la fumette. Si notre héros va se démarquer un tantinet en semblant s'ouvrir un peu plus au monde extérieur (un pote un peu trash, un donzelle qu'il ne drague pas en boîte... ça pète pas loin, je vous l'accorde), le reste du groupe (des gosses musclés un peu interchangeables) va développer au fil des aventures (pseudo baston en boîte, jeux à la con, entrainement de baseball en autonomie...) l'esprit d'équipe… Voilà, voilà. Linklater tente le film "d'époque" sans aucun cachet, multiplie les styles musicaux mais nous sert une BO aussi excitante qu'une soupe froide, s'essaie au film de djeun’s un peu ohohoh délurés et déconneurs sans jamais être drôle (et puis pour "l'érotisme", avouons que mes deux photos sont franchement frauduleuses : un attrape-nigaud mais qui saura rendre cet article populaire les samedis soirs (on a des stats)). On a l'impression d'avoir vu ce genre de bazar trente fois, et même souvent en mieux... Ce pauvre petit gars avec son air un peu nigaud fait preuve de bonne volonté pour "s'intégrer au groupe" et "s'ouvrir au monde" (cela sonne comme un pub pour les scouts, au secours) mais s'il se révèle un brin moins lourdaud que ses camarades de chambrée vraiment concons, on ne peut pas dire qu'il brille par sa personnalité - il est gentillet, fait du baseball et connaît Whitman et Sisyphe (ouuaaah ! Dans la vie, on répète toujours un peu la même chose : re-ouah !) : franchement, sur deux heures de temps, on bâille comme des loutres (roh les séquences en boîtes... rarement vu quelque chose d'aussi ennuyeux et mauvais). Bref, si everybody wants some, perso, je n'en reprendrai pas une tranche. Mièvre et platounet (contrairement aux, ci-dessus et dessous – oui, je sais).

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