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Premier long-métrage nerveux, rugueux et dans l'ensemble d'assez bonne tenue de l'amie Mond. Christopher Abbott is James White, un jeune trentenaire un tantinet fêtard et taiseux qui se rend, la mort dans l'âme, chez sa mère... pour la mort de son père (un type qui est sorti très tôt de sa vie). Le sanguin James qui retrouve avec plaisir son brother Ben (black et gay) a tôt fait de virer tout ce petit monde assemblé dans l'appart maternel. Juste avant, avec son bro, ils avaient provoqué une baston dans un bar... Bref, un gars qui fait pas dans la demi-mesure. Sans taff, le James semble un véritable électron libre qui décide de partir rejoindre son bro dans le sud pour quelques semaines à la coule au bord de la mer - il promet de se mettre à bosser à son retour, of course ; il y fait la connaissance d'une très jeune gorette (Mackenzie Leigh, gloups) et mène une vie de patachon. Une vie subitement interrompue par un coup de fil de sa mother en détresse : le cancer a fait son retour... Alors qu'on pensait assister au portrait d'un jeune gars un brin immature, le film s'oriente sur des relations mère-fils, une relation de plus en plus plombée par cette saloperie de cancer.

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On pensait en effet être au départ dans un movie new-yorkais un peu hype, on se retrouve avec un mélo assez angoissant. La caméra de Mond colle au train d’Abbott, qu'il se torche en boîte, se réveille la tête en vrac au côté d'une minette ou qu'il marche droit devant lui dans ce New-York nocturne. Notre homme démontre un certain je-m'en-foutisme – pas une grande motivation pour décrocher un premier job – mais peut également se révéler être une véritable pile capable de quelques coups de speed (la baston dans le bar, la belle baffe à un jeune ami de la douce Mackenzie, la séance dans l'hôtel avec son bro et sa chtite...). Il va devoir cependant très vite redescendre sur terre devant la maladie dévorante de sa mère, une mère qui commence à perdre un peu la tête sous l'effet des médocs... Tout l'humanisme d'un fils un peu dépassé par les événements va se mettre en oeuvre. Le ton se fait de plus en plus noir à mesure que la mère sombre : mais le fils est bien décidé à rester sur le navire pour faire face à ce drame absolu... Mond réalise un film à l'énergie qui parvient à capter tout le désarroi d'un fils face à la mort in progress de sa mère. Un final pas vraiment olé-olé, c'est le moins qu'on puisse dire, mais une première oeuvre assez prometteuse pour son auteur. Je vous fais grâce de la formule d'usage dans ce cas. White is black.

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