vlcsnap-error567

Je ne suis pas très friand des films dits d'horreur, ce n'est pas une nouveauté en soi. A ceux qui me demanderaient une piste pour me justifier, je commencerais sûrement par arguer du fait que le scénario est souvent con comme la lune. Il était donc une fois un tueur à l'arbalète (au Moyen-Age, cela peut encore se justifier... mais dans le monde moderne ?!!!!) qui décide de s'attaquer - purement gratuitement, Flanagan ne s'emmerde même pas à chercher de quelconques raisons psy antérieures - à une sourde et muette (!). On se dit, au départ, naïf, tiens, cela peut receler éventuellement de bonnes idées : genre le personnage filmé en caméra subjective qui reste sourde aux pas du tueur dans son dos, et là, on repasse en focalisation externe et un schhhhllllaaaccck terrible nous déchire les tympans alors que le tueur transperce sa victime avec son manche d'arbalète… Ben, non, elle est sourde et muette et cela n'a pratiquement aucune incidence sur le scénar ; tout comme le fait qu'elle soit écrivaine, d'ailleurs, si ce n'est le fait qu'elle soit super forte pour deviner toutes les possibilités de mourir. Essayons de trouver un point positif au bazar : alors ça se passe dans la pénombre (mouais - atmosphère plutôt flottante), Flanagan prend tout son temps entre deux tueries (ouaaaiss), il y a un chat mais il ne se fait pas trucider (merci Mike, je voyais pourtant le coup venir de loin) et puis voilà je crois qu'on a fait un peu le tour de la chose. Le truc sans aucun doute le moins crédible dans toute l'histoire - pour donner une idée du niveau intellectuel du tueur - c'est que toute la maison est en vitre mais il semble se refuser catégoriquement à en péter une. Non seulement il a l'air con avec son arbalète et son masque en pâte à modeler réalisé pour la fête des pères en petite section de maternelle, mais en plus il paraît ne pas savoir à quoi peut bien servir une pierre : pour rentrer chez les gens pour les trucider, le gars, il lui faut la clé - question de principe. Pas fute-fute, décidément, notre tueur se fait même piquer son arbalète par notre héroïne sourde comme un pot mais loin d’être con comme un bol - dommage, elle ne sait pas s'en servir, c'est une femme, il ne faut pas non plus rêver (l'arbalète, c'est un truc d'hommes, clair). Pour ce qui est du gore (il faut bien que notre petit côté voyeur malsain en ait au moins pour son argent), on n'est pas vraiment non plus convaincu par la chose. Le tueur met bien une soixantaine de coups de couteau dans sa première victime (on sent le type en manque de confiance sur ses capacités professionnelles) mais par la suite, il faudra se contenter de quelques scènes coupe-gorge avec quelques giclettes qui font toujours bien marrer mais qui n'ont rien de bien original. Bref en un mot comme en cent Hush n'a rien de ouf. Flagadan.