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On pourrait pratiquement faire une odyssée "boxe" sur Shangols tant ce sport a inspiré de films - plus que le ping-pong en tout cas. On a droit aussi a de vrais morceaux de boxeurs (autre chose que cette chique de Stallone, là) avec la présence en tête d'affiche du boxeur Max Baer (Hawks voulait Clark Gable, un acteur, quoi... Du coup il s'est barré) accompagné sur le ring, lors de l'ultime combat, de Primo Carnera (une montagne) et de Jack Dempsey en arbitre. Bref, ça sent la sueur de boxeurs légitimes mais la star demeure Myrna Loy : au rang de ses soupirants, il y a bien sûr le Max mais aussi Otto Kruger, en soi-disant gangster... Je dis bien "soi-disant" car l'Otto se révèle ici doux comme un agneau, se laissant d'ailleurs bêtement subtilisé Myrna par ce gros lourdaud de Max... Il est vénère, l’Otto, mais n'ose même pas le descendre, le Max. Décevant le gars. Max Baer, aucun lien de parenté avec l'autre, remporte donc ses premiers combats haut la main (dans un gant de boxe) et parvient à conquérir avec une facilité déconcertantes et dans un gant de velours (deux compliments et un bisou et poum, elle succombe) la belle Myrna. Le succès monte un peu la tête du Max qui drague toutes les blondasses et les radasses alentours et se produit même dans d'improbables comédies musicales avec pléthores de mini-starlettes à ses côtés (un numéro musical qui dure d'ailleurs des plombes entre ridicule (le Max qui se saisit des danseuses comme s'il s'agissait de confettis avant de les balancer sur une table où elles rebondissent en faisant des claquettes - celle avec laquelle il danse, lui arrive aux genoux : ça fait également bizarre) et extravagance bon enfant. Max pète donc un câble (adultère, engueulade avec son entraineur originel (Walter Huston)) et fait son grand come-back pour le rachat (un titre de champion du monde en jeu) ou la chute contre le piton rocheux Carnera (deux têtes de plus minimum... mais le Max le battra un an plus tard dans la vraie vie, believe it ?). Un combat à la Rocky où il puise dans ses réserves pour reconquérir celle qui l'a lourdé, pour redonner la joie de vivre à son entraineur, pour retrouver fierté et honneur sur le ring...

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Reconnaissons que le Max Baer est un peu lourdaud pour ne pas dire pataud en lover infidèle (les femmes tombent comme des mouches dans ses grosses pattes d'ours en peluche un peu niais), que Van Dyke peine à creuser réellement un sillon (le "milieu" est ultra édulcorer, les entraînements ressemblent à un camp de vacances, l'amour soi-disant passionnée entre Myrna et Max se résume à Myrna derrière les fourneaux pendant que le Max fait la bombe et lui ment de façon éhontée (je serais féministe, je m’insurgerais – bon, maintenant je le suis pas) et qu'on ne sait jamais trop sur quel pied dansé entre les genres (la comédie musicale insérée en plein milieu du bazar, fallait oser quand même...). Toutefois, et ce même si les combats ne sont pas toujours extraordinairement filmés (qu'on arrête avec les "accélérés" par pitié), on sent, de par la présence de vrais champions, un peu de l'état d’esprit de ce bon vieux sport de bruts. Le film date du début des années 30 et ne soyons pas non plus trop sévère avec le manque d'originalité de l'histoire, tant celle-ci fut reprise, au moins autant que les chaussettes de mon grand-père, par la suite. Enfin il y a Myrna qui irradie dans sa robe en lamé qui lui colle à la peau lors du premier numéro musical. Elle morfle presque autant que son mari sur le ring lorsqu'elle se rend compte qu'il la trompe et joue magnifiquement de son petit air de chiot battu dépité. Un métrage honnête sur la boxe qui a tout à fait sa place dans une rétrospective sur la chose.  

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In the eye of Hawks, here