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Ah ces grands films qui firent la joie de notre enfance lors d’interminables journées qu’elles rendirent terminables.  Rien de plus favorable que la période de Noël (ok, il fait 50 degrés à l’ombre mais faisons fi des circonstances extérieures) pour revoir in extenso et dans des transferts impeccables ces lointains joyaux. The great Race (qui fait aussi bien penser à l’esprit Tex Avery qu’à ce fabuleux dessin-animé (toute proportion gardée) Les Fous du Volant, avec les excellents Jack Lemmon et Peter Falk en Satanas et Diabolos) a résolument pris moins de rides que prévu : somptuosité des décors et milliard de figurants pour mettre l’ambiance, vivacité de la course et accident à tous les virages, dans la première partie, intrigue politico-monarchiste entre Marx Brothers et Lubitsch, entre côte burlesque et classieux, dans la seconde partie, classe des acteurs (Tony Curtis en chevalier blanc (à roulettes) qui retrouve son partenaire Ross Martin des Mystères de l’Ouest (mythique) et Natalie Wood, avec ses yeux de biches, qui porte à merveille, pendant une bonne partie du film, des porte-jarretelles), beauté du technicolor panavisionné, gags et grimaces à foison… Franchement, il serait bien difficile de faire la fine bouche devant tant d’exubérance et de folie.

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Lemmon et Falk sont aussi pitoyables dans leur volonté de mettre fin aux jours de Bip-Bip Curtis que ce fou furieux de Coyote et passent leur temps à faire des chutes mémorables dans la boue ou la neige ou à être victime d’explosions dantesques. Les décors sont à chaque fois, disais-je, à couper le souffle, que nos amis traversent le désert, se retrouvent perdus sur la banquise ou se perdent dans cette monarchie tintinesque. Certaines séquences méritent d’être automatiquement estampillées du sceau du cultissime comme cette énorme bataille de tartes à la crème multicolore (qui aurait pu mettre fin à elle-seule à la famine en Afrique noire…) ou ces arrivées dignes de péplum dans les différentes villes-étapes (le Tour de France, à côté, de la pisse de chaton). Blake Edwards semblent avoir un budget pour aller sur la lune et ne se gêne pour la décrocher quand il s’agit de jouer la carte du dépaysement et de la reconstitution plus vraie que nature. Des moyens absolument énormes un pour « simple » film de divertissement qui s’adresse aussi bien aux enfants et adultes à l’âme de. Tout gamin la jouant grincheuse devant ladite chose mériterait d’être banni (avec ses jeux video à la con). Une grande course qui a du souffle et qui prouve que le Blake en avait quand même sous la pédale. Petite nostalgie (c’était il y a 50 berges, tout pile) de ce pays cinématographique des merveilles où les maquettes et le carton-pâte étaient mille et une fois plus beau que ces écrans verts où le numérique dégouline et suinte. Bien jouli et cocasse - malgré de petites longueurs, je vous le concède in extrémis.   

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