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Voilà la pochade belge de l’année (on s’est un peu plus forcé que d’habitude), le film de potes de barbus avec l’accent. Un groupe de rock aussi mauvais que du navet mais à l’esprit rock pur et dur, un mort parmi eux (le chanteur), le pèlerinage qui s’impose aux states. Rien de bien nouveau sous le soleil du nord sauf que bien sûr, rien ne va se passer comme prévu et nos gars (accompagné de l’ami noir et gay du chanteur – effet comique garanti) de se diriger plus vers le nord du Canada que vers Los Angeles. Un film loin des sentiers battus en quelque sorte.

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Cette petite virée impromptue et imprévisible nous permet de découvrir des paysages maculés et des autochtones (avec un autre accent et encore plus obèses – la francophonie va mal au niveau du cholestérol). C’est le côté original de la chose. Pour le reste, des disputes à la con entre potes, des fous rires et de la bière. C’est pas super bien joué (c’est le problème en faisant jouer ses potes, il y en a toujours un ou deux qui récitent), ni super bien écrit (réciter des phrases écrites au burin, c’est encore moins évident), ni super très drôle (on vire parfois au degré zéro de l’ado : la scène (narrée, je vous rassure) de « vomi général » dans le cockpit de l’avion – on vise quel public ?) C’est un peu pipi-caca, lourdaud dans les scènes dite de « tendresse » (mince, je me suis fâche avec mon pote, quel est le sens de la vie - regard de berger belge perdu au loin) et diablement poussif dans les dernières quarante-cinq minutes (les paysages sont jolis mais les réalisateurs n’ont plus rien écrit au niveau du scénario). La pochade belge de l’année, donc, tout tout petit millésime (reste la BO, toujours un peu plus pêchue, que celle des films de l’hexagone).