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Un Daves post-war qui sacrifie pratiquement toute ligne narrative intéressante pour faire la part belle aux images d'archive (en noir et blanc puis en couleur !... On arrête pas le progrès, quitte à sacrifier tout principe de fiction et l'unité de ton). On pourrait résumer l'histoire en deux mots et des bananes : 1) Cooper file le parfait amour avec Jane Wyatt (qui suit son gars de la marine everywhere) et on le comprend, elle a le sourire d'un angelot sans ailes 2) Cooper a toujours eu dix ans d'avance sur son temps, craignant les Japs à la fin des années 20 et préconisant contre vents et marées parlementaires la construction de porte-avions. Bon, une fois que cela est posé, on a méchamment l'impression d'avoir fait le tour du scénar... Reste donc la "tension" mise en scène par Daves à l'aide d'images vintage : on a droit aux viandages d'avions atterrissant sur des navires à la piste plus dangereuse qu'un lac gelé, à l'attaque de Pearl Harbor en live (oh regardez comme ces jolis avions virevoltent dans le ciel : oh putain, ils nous jettent des bombes et mitraillent nos terrains de tennis !), à la riposte ricaine contre l'ennemi fuyant et enfin à l'attaque d'Okinawa. Beaucoup de tactactactac et de vriiiiiiiiiiiooooooumplouf - salopiots de Japs brûlés en plein vol, na !- avec quelques plans en caméra embarquée qui font parfois leur petit effet, ou encore quelques séquences du cru tournées sur le terrain résolument impressionnantes (ce kamikaze qui passe à travers trois mille tirs et qui vient paisiblement s'écraser sur le gros n'avion dans un wwwwwwwrouffffffffff de feu).

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Bref, c'est, au niveau documentaire, à la rigueur, plutôt bien foutu (ah ben ça s'agite dans un QG quand il faut lancer une attaque, nom de nom : il faut bien avoir réglé son petit compas pour faire des relevés imaginaires et savoir dire plein de codes au micro pour faire croire que c'est une ambiance de fous). Sur deux heures, c'est un peu lassant, hein, même si on ne se lasse jamais de voir le Cooper en héros absolu, ayant toujours raison, osant élever le ton, passant toujours à travers les missiles nippons... Pour l'aspect historique, si on veut et ces images brutes de décoffrage. Pour ceux à la recherche d'un quelconque romanesque, passez votre chemin.    

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Récital de Daves,