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Mission : impossible continue d'être un interminable carnet de voyages (Biélorussie, Vienne, Casablanca, Londres...) qu'il est bon de regarder en plusieurs épisodes (putain ça fait 8 heures, non ? J'ai pas vérifié) un peu comme une série télé - ; sinon, en une seule fois, ça bourre, comme dans une photocopieuse. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais Tom Cruise me fait, physiquement, de plus en plus penser à Nicolas Hulot. Même regard un peu torve, même impression, à chaque fois que le gars fait une apparition (ce sont des hologrammes, le temps n'a pas de prise sur eux) qu'il va sauver le monde à lui tout seul - l'un avec ses beaux discours, l'autres avec ses fameuses manchettes. Vous vous attendez peut-être à ce que je vous dise que MI 5 est consternant ? N'attendez plus, c'est en effet consternant. Un scénario de plus en plus insipide (The Syndicate infiltre le monde du renseignement - Tom Cruise, en total free-lance, sans Dieu ni maître, doit régler le bazar) qui tiendrait sur une poignée de cartes postales, des seconds rôles sans aucun intérêt (juste des poupées de cire - même Simon Pegg semble momifié ; Rebecca Ferguson constitue, notons-le au passage car on n'a pas grand-chose à dire, une bien belle poupée - attention tout de même à ne pas la laisser vous monter sur les épaules : c'est sa botte secrète). Cruise est de plus en plus impassible (mission : impassible), l'humour est de plus en plus absent, l'éternel jeu de masque est ressorti pour la énième fois d'une façon qui finit par être pathétique, les scènes d'actions n'ont plus rien d'original, la musique est terriblement envahissante, un peu comme un mal de crâne. Bref en un mot comme en cent, un pauvre blockbuster - même pas féministe ni écologique...   (Shang - 27/09/15)

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Eh oui, et c'est là qu'on se souvient avec nostalgie de ce qu'aurait pu devenir la franchise Mission : Impossible au vu des deux premiers épisodes : un brillant essai formaliste sur l'image de synthèse (chez de Palma), une série poétique et abstraite libérée des obligations scénaristiques (chez Woo). Mais c'est le règne des nazes à Hollywood, et depuis, la série est redevenue une pauvre bouse pour ados comme les autres. Ce 5ème volet atteint effectivement des sommets de vide, et on ne peut guère en dire plus que mon collègue : c'est quasi-nul, la seule qualité qu'on peut trouver là-dedans est que McQuarrie sait à peu près filmer des scènes d'action, ce qui est bien la moindre des choses. Au lieu de monter 37 plans/seconde, il en monte 27, c'est ce qu'on appelle quasiment un plan séquence dans l'imaginaire rachitique des faiseurs de blockbusters, ce qui permet de suivre un peu ce qui se passe. A part ça, l'écran vert est le grand patron, Photoshop est l'assistant de Cruise (que je trouve un peu bouffi, contrairement à Shang), et on fait les castings sur les podiums des grandes maisons de couturier, bon. Pas la moindre trace de glamour, aucune inspiration pour dessiner des scènes de suspense valable, des personnages aux abonnés absents, une photo à pleurer de rage, des acteurs tellement dans leurs pantoufles, tellement roublards, et tellement sous l'emprise des compagnies d'assurance, qu'ils ne font plus rien, une esthétique de jeu vidéo (mais on nous a confisqué la manette) : une sous-merde.   (Gols - 17/10/15)

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