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Etait-ce l'envie de voir un film animalier avec ma chtite ? (Je me suis bien tapé des trucs sur les chiens, les grizzlis, les pingouins et même des goélands – oauis, Gols, marre-toi...). De me faire tous les DVD de la collection Criterion avant de mourir ? De voir ce que Coppola avait pu produire la même année qu'Apocalypse Now ? Toujours est-il que ce fut une grossière erreur et je m'en excuse. Un film avec un cheval comme héros, passe encore, mais quand on réalise qu'il partage l'affiche avec un chtit gamin cromignon avec des taches de rousseur, il vaut mieux couper court. Ce que je n'ai point fait, et je m'en mords encore la couenne. Pour faire short, nous pouvons évoquer cette ouverture titanesque (Coppola fait péter les effets spéciaux, incendie, seau d’eau dans la tronche) au cours de laquelle le chtit gamin échappe d'un naufrage en s'accrochant à un cheval. Mouais, crédible. Ensuite on se tape le cheval de zorro meeting Robinson junior sur une île déserte. Là on sent qu'on va sacrément se faire chier et on n'a pas tort, pour le coup. Oh ben les images sont jolies, c'est mignon tout plein cette domestication de l'animal par le bambin et le Francis n'est pas rat au niveau des moyens et des "effets" (scènes sous-marines, vues d'hélicoptères (au moins on sait d'où ils viennent), coucher de soleil de la mort) : c'est trrrrrrrès beau comme disait l'autre et chiant comme la pluie sous les tropiques.

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On pense avoir mangé son pain noir lorsqu’à l'heure de jeu le gamin et la bête sont rescued. Penses-tu... Là, ou las, on a droit à un film de vieux papys tendres comme de la mie (un vieux black plein de sagesse, un vieux blanc (Mickey Rooney, embaumé) plein de sagesse) et on sent venir de loin le coup de Trafalgar : roooh non putain, pas une course du siècle avec le gamin en jockey !!!!!!! Eh si, avec en bonus la préparation trop duraille - avec moult douleurs aux mains et trombe d'eau pour corser la chose. Je ne laisserai point courir le suspense jusqu'au bout en vous annonçant tout de go que l'étalon, à la fin, contre toute attente nom de Dieu, gagne la course. Le générique (ouufff lâche-t-on alors que la bambine a lâché la bride au premier quart d'heure, plus lucide que son pater) tombe sur des images ramenées de cette île déserte qui auraient eu le bon goût de le rester, désert. Du "Disney coppolesque", conclura-t-on, très mièvre...

vlcsnap-2015-09-25-15h50m22s43