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Voici donc la version longue (54 minutes) de ce “doc” tourné par Grémillon qui s’appuie sur nombre d’images d’archives de l’époque. La première partie se veut très didactique (avec de vrais morceaux d’instit’ vintage - cours de géo et d’histoire inclus) avec une animation qui nous explique par le menu toutes les phases du débarquement : quelles furent les villes stratégiques (autant dire celles qui morflèrent le plus), comment progressèrent d’un côté de cette côte normande les troupes américaines et de l’autre les troupes anglo-canadiennes, où les combats firent rage. On assiste ensuite à la vision cauchemardesque de ces villes déchiquetées de l’intérieur avec, comme morceaux choisis, ici une vierge décapitée, là un ange avec une balle au milieu du front (symbole). Des tas de briques encore fumantes où des gamins errent sur les ruines (Musso)… Grémillon complète le travail avec deux interviews, celle d’un charpentier qui a aidé les Américains à débusquer l’artillerie allemande (un voyage en avion gratos et une contribution essentielle narrée en toute simplicité) et celle de cette infirmière qui resta 4 jours sous les décombres de son hôpital avant d’être secourue - elle sent encore la poussière mais a retrouvé le sourire (La force est en toi, peuple de France (Jeanne d’Arc)). Depuis, la vie reprend son cours et chacun tente de reconstruire un abri, de se reconstruire (Lévy). Le doc est carré, se veut simple illustration de ce déferlement de bombes et de fer sur cette région déjà lourdement secouée par le passé (Il est fait mention de Guillaume le Conquérant), une région où les champs sont devenus incultivables, une région où même les cimetières sont éventrés (et cette image, ma foi, bien glauque, de ce cimetière d’après-guerre, où il est simplement écrit sur la croix : « reste humain »). Edifiant (Télérama) sans être non plus époustouflant (Shang).

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