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On est rarement lésé avec Joseph et ce petit thriller à connotation psychologique et avec un bon vieux ménage à trois tient ses promesses. Dirk Bogarde joue les petites racailles dans les rues de Londres. Un soir, il s'attaque à plus fort que lui - un bon entrainement militaire peut se montrer utile pour contrôler son assaillant - et se retrouve au centre d'un deal : le Dr Clive Esmond (Alexander Knox) lui propose de ne point le dénoncer pour pouvoir étudier à loisir ses troubles psychiques. Dirk accepte volontiers et commence  à lorgner non seulement sur la femme de ménage (c'est une petite caillera donc il est sexuellement ultra actif…) mais aussi sur la femme du Dr : la classieuse Alexis Smith is Glenda. Cette dernière est froide comme un glaçon dans le dos, regarde le gazier avec mépris (il est malpoli) mais laisse son mari s'amuser avec ce cobaye... Le Dirk n'est-il pas plus dangereux qu'il en a l'air ? Et la Glenda est-elle si indifférente qu'elle veut bien nous le faire croire? Pas sûr, parce qu'elle s'emmerde pas mal dans sa demeure avec un mari souvent absent...

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Quel est le vrai maillon faible de l'histoire, là est la question. On tique forcément un poil lorsque le Dirk, détestable et présomptueux, parvient à voler un baiser (en forçant les résistances) à la Glenda  et que cette dernière en redemande... Le coup du mâle dominateur attirant, beurk... La Glenda perd trois divisions dans notre esprit. Passons. On aurait d'ailleurs aisément compris qu'elle finisse par craquer : le Dirk l'accompagne dans ses sorties à cheval, la fait sortir by night dans des endroits exciting (son mari ne risquait pas de l'amener au Métro, une boîte de jazz où l'on danse comme des zazous), bref, elle respire avec petit jeune... D'où, craquage, puis amourachage... Classique. Glenda, tu pars en vrilles quand même. L'autre rebondissement du scénar où l'on a tendance à tiquer un brin a lieu lorsque le Dirk craque comme un gamin devant le Dr : certes, il avait une petite faiblesse psy, mais de là à tomber le voile si brutalement... guère crédible. Une fois que ces deux couleuvres sont avalées, le Dirk se rapproche du Dr (son protecteur) et la Glenda se retrouve un peu comme deux ronds de flan (mon amant préfère aller à la pêche avec mon mari plutôt que de me rouler dans le gazon, c’est quoi ce bazar ?) Bien malin celui qui peut alors deviner comment tout cela va finir. Le Dr, à force de jouer avec le feu (il couvre les vols de son patient), va-t-il se brûler les doigts, le Dirk va-t-il se jouer de cebon vieux couple bourgeois, la Glenda va-t-elle retomber sur terre ? Un final surprenant under the eyes of the tiger... Losey nous sert un petit noir un poil machiste qui tient en éveil grâce aux nombreux revirements de situation. La facture, elle, est un peu trop propre... anglaise, quoi.

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