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Mignonne parodie de film d’espionnage de notre ami Vorlicek, un film qui a d’ailleurs plus des faux airs d’OSS 117 (en moins bidonnant - mais je mettrais ma main à couper que le gars Hazanavicius a maté cette version) que de James Bond (aucune cascade ou explosion, le film a un budget communiste). L’intrigue est mince : l’Agent W4C (ce qui évoque plus un produit pour les toilettes qu’un tueur) doit remettre une salière (qui contient un microfilm ayant un lien avec la planète Vénus… un truc utile, genre) à une autre agente à Prague. Prague, véritable nid d’espions, où rien ne va vraiment se passer comme prévu à cause notamment d’un agent du gouvernement pas vraiment ultra-professionnel (un simple comptable - les autres agents du ministère étant pris - guère futé mais assisté par son molosse de chien, un truc de moins de 500 grammes). Un scénar qui n’a aucun intérêt mais qui va simplement permettre de mettre en scène des situations plus ou moins cocasses… On s’attend forcément à une explosion de situations absurdes et de rires emballés ; malheureusement, on restera cette fois-ci méchamment en dedans.

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Certes, il y a bien ce réveil aux gadgets des plus surprenants, ces « running gags » avec le chien plus malin que son maître ou le petit côté décalé de cet homme soi-disant « anonyme » (notre agent W4C) qui semble être surveillé par l’ensemble de la population (il y aurait là un ptit coup de griffe envers l’œil de Moscou, que je ne saurais point surpris). Le gros problème c’est qu’une fois les situations en place (nos deux agents-phares, dans ce restaurant, qui sont surveillés par tous les clients ; la séquence lors du concours de natation avec une piscine sous 300.000 volts), elles se traînent terriblement en longueur et les rebondissements se font rares. On voudrait bien être bon public vis-à-vis de cet « agent-comptable » aussi maladroit qu’un grand blond avec une chaussure noire ou par rapport à ces scènes de baston générale mais avouons que cela ne décolle jamais très haut. C’est gentiment plaisant avec ici ou là quelques micros-jokes bon enfant mais reconnaissons que Vorlicek nous avait habitué à mieux au niveau farfelu… Un film d’espionnage du dimanche.

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