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Un casting avenant pour un tout petit film (entre le noir et le gris foncé) mené de façon bien molle. On se frotte les mains devant la situation de départ avec ces quatre personnages qui n’ont pas grand-chose à voir les uns avec les autres et qui se retrouvent réunis autour du même « cas » : au centre de l’attention un type au fond du trou ; notre petit mecton, qui s’est mis à la colle avec une donzelle sans doute trop belle pour lui, a 24 heures pour trouver 3.000 dollars et rembourser son patron. Désespéré, notre homme veut en finir… C’est là qu’interviennent nos trois anges de Broadway : un écrivain alcoolo au grand cœur, un arnaqueur opportuniste mais aussi, éventuellement, au grand cœur, sous sa veste qui pète (Douglas Fairbank Jr) et une jeune fille un peu légère au cœur un poil chamallow (Rita Hayworth, une petite qui ira loin - je parie un pactole sur elle). La manigance : aller dans un tripot et faire croire aux mafieux qu’ils vont plumer un type richissime ; ce dernier, dès qu’il aura gagné 3.000 dollars (ils vont sûrement chercher à « l’appâter » au départ), veut se faire la malle. Cela sent le plan bien foireux. Il l’est.

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Un paragraphe pour expliciter ce mince scénar qui n’a pas grande valeur en lui-même. On prendra en effet plus de plaisir à suivre le flirt à l’ancienne entre Douglas et Rita (Ouais, moi les femmes, et encore plus les filles faciles, cela ne m’intéresse pas… Mec, wake up, c’est Rita Hayworth !) ou la petite discussion sur « les bonnes vieilles valeurs humaines » sur cette scène de théâtre montagneuse (il faut prendre de la hauteur, être désintéressé et tutti quanti…) : l’écrivain endosse le costume d’ « ange gardien (ivre) », Douglas Fairbanks celui du type revenu de tout qui n’est pas encore allé bien loin (quand Rita s’offre à lui sur un rocher, il fait le bêcheur - pauvre tanche) et Rita celui de la femme un peu naïve qui croit encore en l’humanité et la solidarité (tout en sachant que pour réussir à Broadway, si tu couches pas…  on se comprend). C’est léger comme un sandwich fourré de salade verte mais on suit cette petite aventure avec une certaine empathie pour ce caustique Douglas (doux comme un agneau) et cette emballante Rita : elle est souvent remise à sa place par la petite moustache supérieure de ce dernier, mais on reste persuadé qu’elle finira bien par le dompter. Une œuvre qui n’est pas, honnêtement, d’une grande consistance (l’ouverture, avec ces rues new-yorkaises noyées sous la pluie, laissait entrevoir une atmosphère vintage beaucoup plus troublante) mais qui permet de suivre deux légendes du cinoche absolument craquantes en amants potentiels… C’est déjà ça.

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