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Le gars Duparc nous donne sa petite version comique de la polygamie. Difficile, forcément, de ne pas penser au Xala d'Ousmane Sembene même si ce très léger Bal Poussière ne supporte pas la comparaison ni dans le fond ni dans la forme. Alors que Sembene rendait chacun de ses personnages signifiants (la femme traditionnelle vs la femme moderne pour faire simple), ironisait sur la période post-colonialiste des pays africains (corruption quand tu nous tiens) et traitait de thèmes sociétales (la pauvreté, les exclus...), Duparc se cantonne de son côté à la simple franche rigolade. On pourrait, certes, sur la toute fin, voir une petite célébration de l'émancipation de la femme (le gars avec ses six épouses est des plus pathétiques et l'une de ses six femmes, la plus jeune, s'offre finalement la liberté) mais avouons que cela ne va pas piocher bien profondément. Formellement, on sent que c'est réalisé avec deux bouts de scotch et un trombone abîmé ; la musique est affreuse, les acteurs jouent aussi grossièrement que Mme Muscin de la trompette, la lumière hideuse, la mise en scène inexistante... N'en jetez plus.

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Reste donc la poilade. Mouais, quelques dialogues croustillants, un ou deux petits sketchs amusants (il y avait le coup de la banane dans le slip, vous apprendrez le coup du petit pain dans la poche de droite : plus malin) et quelques running gags distrayants (l'arrivée du gars Porte-clés au marché locale, que l'on retrouve deux trois fois au second plan). Après si vous êtes d'humeur gauloise et êtes prêt à vous tordre de rire à chaque fois qu'une femme donne à manger à son mari du gingembre ou du piment (clic clic), vous allez surement avoir un grand moment mdr. Sinon, ça reste quand même un peu au niveau de la poussière... Ça ne vole pas haut, voilà (le premier photogramme est totalement indépendant de ma volonté... On se raccroche parfois à (stop))

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