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Delmer Daves est doué pour les westerns, les films noirs, les films de guerre, les grandes histoires d’amour dramatiques… moins pour les comédies romantiques. C’est tout du moins ce que laisse à pense ce très mignon A Kiss in the Dark à la trame aussi mince qu’une partition de Clayderman sur papier bible. Jugé du peu : un grand pianiste obsédé par son art (David Niven, en roule libre, sans forcer son talent…) devient propriétaire presque malgré lui (son manager gère généralement tout) d’une grande bâtisse. Suite à un imbroglio judiciaire, le David s’y fend d’une visite : il y croise les jambes infinies de Jane Wyman (au sourire si doux et à la coiffure pré-princesse Leïa si laide). Notre homme s’en voit tout tourneboulé et tombera forcément dingue de la Jane. Deux obstacles en route : un voisin qui ne supporte pas le bruit (c’est la brutasse Broderick Crawford qui s’y colle) et le fiancé de la Jane tout aussi rustaud (Wayne Morris is Bruce). Le David avec ses petites mains en or devra fighter… Vous pouvez déjà imaginer la fin.

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Il est bien mignon ce petit couple (le pataud Niven un peu perchée et la douce Wyman si conciliante) mais cela ne suffit point à nous faire fondre. Avouons qu’au niveau des gags et du rythme, cela traine un peu la patte.  Si on peut sourire aux regards fixes de Niven sur les jambes de la Jane et sur ses jeux de mots à double sens (entre sa nouvelle propriété (« she » in english) et cette sympathique locataire), si on peut ricaner devant les airs d’abruti de Broderick Crawford complétement dingue dès qu’il entend le moindre cri d’enfant ou la moindre note de piano, reconnaissons que de nombreuses séquences soi-disant humoristiques tombent méchamment à plat (Niven jouant les chefs scout - ce n’est pas un homme d’extérieur, on l’aura compris, mais heureusement que le ridicule ne tue pas - ou les séquences photos de la Jane : on sent bien que Daves voudrait faire dans le burlesque, on voit bien qu’il n’y arrive jamais, que les plans sont jamais coupés au bon moments). Ce Kiss in the Dark apparaît au final comme terriblement anecdotique dans la carrière du grand Daves. Les odyssées ne déterrent pas que des bijoux, c’est un constat simple…

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L'intégrale de Daves, ici