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Voilà un film sur les yeux, un thème éminemment sensible pour votre ami chroniqueur. Découvert dans des conditions parfaites (sur l'écran microscopique d'un avion, en vf, non merci je ne veux pas de café et si le pilote pouvait se taire deux minutes pour ne pas geler mon écran, ce serait un plus - merci) I Origins, disons le tout de go, m'a autant marqué qu'une chiure de mouche dans le désert... Une histoire, pour peu que je me la rappelle, résolument à la con avec une sempiternelle romance passionnelle qui tourne mal (voir sa compagne se faire broyer par un ascenseur n'est jamais agréable), une seconde histoire d'une banalité confondante (c'est définitivement chiant de se taper sa collègue de boulot) et un final en Inde (en Inde, putain !) d'un ridicule, mais alors là d'un ridicule absolument confondant - ce qui prouve que j'ai vu le film jusqu'au bout ; c'est d'ailleurs bien dommage en un sens, je n'aurais pas eu à écrire ces tristes lignes. Michael Pitt, en savant, est aussi émouvant qu'une souris blanche mais l'on découvre au moins deux jolies pépettes (Astrid Berges-Frisbey, je le relancerais bien (rire gras) et la blondine Brit Marling) qui permettent de faire passer gentiment les deux premières heures de vols entre Nairobi et un bled perdu de la côte est africaine. Vous allez me dire, c'est tout ? Je vous assure que le bazar ne vaut pas plus, même pour un spécialiste de la cornée. Irritant - du latin iris.