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Suite de l'honorable The Collector, et comme toutes les suites, il suit le fameux anathème : moins bien tu feras, les leçons du premier opus point ne prendras en compte, et surrenchère coûte que coûte tu appliqueras. Donc, là où le premier volet plantait gentiment des hameçons dans les yeux d'un figurant, on a droit ici à un massacre à la herse de plusieurs centaines d'ados hurlants ; là où le décor d'une villa était précisément filmé, on a droit au dédale infini de pièces d'un hôtel abandonné ; là où on faisait sans esclandre jaillir deux-trois litres d'hémoglobine, ce sont des tonnes de sang qui charclent dans tous les sens. Or, pour ce qui est du rendu, eh bien on préférait quand c'était moins spectaculaire mais un peu plus lisible. Ne parlons pas de sobriété, le mot doit être inconnu de Marcus Dunstan ; mais, au moins, le premier opus savait utiliser des vieilles recettes en vrai bon élève, rempli d'allégeance envers ses maîtres et pas désireux de faire mieurx qu'eux. Ce volet-là tente d'en mettre plein les yeux, et si effectivement le montage hystérique peut vous faire frôler l'épilepsie, même si le gore y est plus poussé, le résultat est moins spectaculaire. Parce que les personnages sont inexistants, les situations tellement abracadabrantesques qu'elles en deviennent absurdes, et que tout s'apparente à un survivor burné sans plus aucun intérêt. Scénario dans les oubliettes, mise en scène oubliée : inconsistant.