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Voilà du lourd dans Shangols. Après L'entretien sur l'Atalante, l'entretien sur le béton. Laisse tomber, diront les moins ouverts, et ils auraient tort tant l'on entend dans ce doc des phrases que l'on ne pensait jamais devoir entendre. Deux-trois petits exemples pour la route : "Ce qui est très sympathique dans le premier âge du béton armé..." ; "Le Corbusier a aimé la peau du béton au point de vue lyrique, romantique, expression poétique..." ; "La découverte du plastique a permis de comprendre que le béton était plastique avant...". Après une petite introduction peu passionnante sur le coffrage et le coulage du béton (ah oui, les odyssées sont parfois un peu astreignantes), deux critiques passent à la question deux architectes qui sont des ardents défenseurs du béton : Paul Virilio et Claude Parent. Leur théorie repose sur le fait que le béton est l'élément suprême pour servir de "support" aux hommes - eh oui, pensons à la dalle en béton, par exemple - et pour permettre son déplacement dans un espace. L'aspect esthétique de la chose et purement secondaire, mettez-vous bien cela dans le crâne.

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On sent bien que nos deux architectes ont réfléchi longuement à la question (on "coule" le béton, il est donc normal qu'il s'agisse de l'élément le plus adapté à la circulation des individus - bien vu, on dirait un de mes jeux de mots foireux vide de sens) mais le gars Paul Virilio se troue un brin lorsqu'il annonce (avec la même certitude et le même aplomb que Gols lorsqu'il dit d'un film plus chiant que la pluie que c'est un chef d'oeuvre, ne serait-ce que pour ses hors-champs - je taquine, je taquine, ça sent les retrouvailles...) que les tours de verre n'ont "aucun avenir" (eheh). Lorsque l'un des journalistes ose traiter le béton de matériau "hostile" et évoque le rôle de la lumière dans les tours de verre, c'est le gars Claude Parent qui monte au créneau et s'énerve - on le sent à deux doigts de balancer son double décimètre à la tête de ce petit merdeux qui n'a rien compris à la chose. L'atmosphère devient aussi lourde que les réalisations de nos deux architectes dans le vent... et le doc de se clore sur cette impasse - en béton. Tout ce vous avez toujours voulu etc etc... Je ne dirais pas passionnant, non... Instructif, hein, à tout prendre, surtout quand on est comme moi un passionné de la chose... J'en ai fini avec ce programme télévisuel rhomérien, je sens déjà que cela va vous manquer. 

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L'odyssée rhomérique est