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Deux chiens qui tombent amoureux (l'un de race, l'autre non) reflétant l'amour qui se nouera plus tard entre leurs maîtres (Joan Fontaine, la Comtesse, Bing Crosby, le vendeur itinérant de phonographe) pourquoi pas, avec en prime un fond historique (la cour de l'Empereur François-Joseph), un fond montagnard (l'Autriche, ses habitants en short, ses putains de tyroliennes) et une pincée de comédie musicale (Tu as la voix suave, Bing, mais un prénom à la con). Ça sent un peu le pudding surfait, le héros gonflant (Bing Crosby aussi sexy qu'un hareng, le mauvais goût de ses vestes marrons-tourista...), la morale dite d'ouverture (et si on mariait les riches avec les pauvres, juste pour voir ?). Heureusement que c'est Wilder aux manettes qui, même sous l'influence du bien pensant Crosby, arrive à balancer quelques petites répliques ou instants drolatiques. Sinon c'est vrai que dès l'arrivée de Crosby, on avait envie de faire Bing.

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Le ciel bleu, les habits marrons et verts qui se fondent dans la nature, les clins d'oeil aux sponsors (Pathé et Milka - on fait dans l'animalier), les valses qui flinguent, tout cela risquait de finir par sentir un peu la guimauve ; et parfois elle colle un peu aux dents (oh cette terrible contre-plongée sur le visage des deux amants sous le ciel bleu - je vomis et je reviens). Heureusement, disais-je, qu'il y a quelques saillies (outre celles des chiens - chiens qui disons-le au passage sont parfaitement dressés et assument parfaitement leur rôle), quelques personnages (le père ruiné et affreusement opportuniste de Joan ; l'Empereur pas bégueule...) ou encore quelques jolies séquences (les courses poursuites en général avec les chiens...) qui parviennent à maintenir notre attention. Oui, la couleur saute aux yeux (aïeuuh !), Joan tente des coiffures originales et le happy end est royal, mais avouons que cela ne plane souvent pas bien haut : l'histoire entre les chiens bouffe bien la moitié du film - ça va pour une retrospective à la SPA mais sinon... ; les habitants autrichiens jouent tous d'un instrument et parlent en chantant - ce qui donne plus d'une fois l'envie de rétablir la peine de mort en Autriche : je suis sûr qu'ils sont pour en plus ; et Crosby est tellement sûr de son charme qu'il s'habille à Prisunic. Il y a heureusement suffisamment de rythme (Wilder, hein, quand même) pour que l'on passe un moment loin d'être tout à fait déplaisant. Mais c'est vrai qu'on est loin d'être devant l'un des chefs-d'oeuvre du maître... Pour yodler tous en choeur un soir de lose, mais vraiment en désespoir de cause et parce qu'on aime notre Billy par dessus tout... Tralalaitou, juste un.

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