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Même quand les odyssées sont terminées, le voyage continue, c'est ça aussi la magie Shangols (avec la collaboration du gars Totorochi). Voici donc, contre toute attente, un doc du grand Kurosawa... sur les chevaux. Si on cherchait à faire dans le lyrisme, on pourrait dire qu'il s'agit d'une véritable déclaration d'amour d'AK au meilleur ami de l'homme. Si on voulait se faire plus prosaïque on dirait qu'il s'agit d'une pub un peu longue pour le tiercé... Oui, bon, allez c'est sympa de voir de jeunes poulains s'ébrouer dans un pré ou de jeunes chevaux se défouler en courant sur une plage sur un vague air de trompette ("Moi je joue de la trompette, pirouette, cacahuète..." désolé rien à voir, un air du jouet de ma gamine qui m'a plombé la tête). Franchement je n'ai rien contre les chevaux d'autant que, chinoisement, c'est quand même leur année. Mais avouons aussi que cela ne casse pas cinq pattes à une jument. Kurosawa nous fait la totale sur la vie du cheval de compète : sa naissance, ses gambadages (...) dans la campagne,  sa mise en vente et sa mise au vert, ses premiers entraînements à l'âge de deux ans, ses premières courses à trois... Et on regarde cela avec le même regard torve que celui d'un cheval.

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Après le côté bucolique, Kuro nous amène sur les champs de course où le cheval après ne pas avoir branlé grand-chose pendant quelques mois doit enfin gagner sa croute. Ce n'est pas facile d'en arriver là : il a dû s'habituer à sa chienne de selle et apprendre à rentrer sans trop rechigner dans le portillon des starts. On le voit, c'est assez passionnant - heureusement de temps en temps, musicalement parlant, des percussions viennent tenter de donner le rythme au bazar (ouah un cheval qui court c'est bôôôôô), ce qui nous évite pour un temps ce putain d'air de trompette. On préfère quand l'ami Kuro filme les chevaux avec des guerriers dessus, pour sûr, mais bon, il devait traverser une sale passe (il tentera d'ailleurs de se suicider dans la foulée ce qui est tout à son honneur - je plaisante bien sûr, ce devait être le contre-coup de Dodes'ka-den qui fut un terrible échec public (film que je ne peux que vous recommander pour la douzième fois). Pour la petite histoire d'ailleurs, les deux narrateurs du doc jouent le rôle du mendiant et de son gamin dans Dodes'ka-den). Bref, il faut vraiment avoir la hargne du type jusqu'au-boutiste pour aller fouiller dans les moindres recoins de l'oeuvre du grand maître. Pour fans ultimes donc ou joueurs de PMU en réhab. Vraiment le truc de derrière les fagots pour briller dans le milieu des écuries - t'as vu le film de Kurosawa sur les chevaux ? - ouais, utile quand même.

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Tout Kuro c'est