malika-ferdjoukh-la-bobine-d-alfredShangols ne fera jamais dans le copinage (sauf contre de l’argent ou des dons en nature). Disons tout de même que ce fut un plaisir charmant que de lire cette œuvre hitchcockisée qui s’adresse aux aspirants cinéphiles. Même si l’amitié  « enamourée » (l’amour est un grand mot à cet âge - il le reste également plus tard, oui…) entre notre trépidant héros, Dell, et sa partenaire d’une nuit, Madeleine (ils veulent remettre la main sur la bobine d’un film du Bouddha qui restera inédit - l’ami Gols aurait vendu ses parents et les croquettes de son chien pour en devenir l’acquéreur) et l’amusante course-poursuite dont ils sont ensuite victimes font plus penser à l’atmosphère de Jeux d’Enfant qu’à celle de La Nuit du Chasseur, il y a suffisamment de petites anecdotes sur le septième art et de clins d’œil au grand maître du suspense pour qu’on garde, nous adulte froid et vain, l’œil ouvert et amusé sur ces tendres et pétillantes aventures hollywoodiennes. Avouons un sincère petit coup de coeur pour les chapitres qui tendent à recréer l’atmosphère particulière qui plane sur les plateaux des tournages millimétrés du Maître et je pense que vous n’aurez pas d’autres alternatives que de vous procurer cet ouvrage et de l’offrir pour Noël à tout cinéaste en herbe présent dans votre entourage. Shangols, une merveille d’objectivité dès lors qu’on touche un pourcentage. Un grand merci en tout cas à son auteure de m’avoir fait parvenir cet ouvrage sur mon îlot - le parcours du livre fut déjà romanesque en soi.