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Certains ont trouvé ce film fun, d'autres vain, je l'ai juste trouvé un peu chiant. Une dolce vita '2013 en couleur et affreusement tristoune portée par un clown triste triste (vilain Toni Servillo) : c'est bien beau de casser son semblable, c'est bien joli de jouer les chroniqueurs mondains creux, de trouver la chair triste, de s'ennuyer à mourir au milieu du bruit et de la fureur d'une boum bourgeoise mais j'ai envie de dire aussi : non seulement on s'en fout mais en plus à quoi cela sert-il vraiment de faire un tel constat de cette Italie gouvernée par François Hollande ? (enfin, on se comprend - ou non). L'ombre gigantesque du grand Fellini ne cesse de planer sur ce (trop) long métrage et il n'y a malheureusement que très peu d'éclaircies dans cette oeuvre par trop pompeuse du gars Paulo ; quelques moments tout juste amusants, quelques belles images de Rome by night, quelques poussées enfiévrées (merci la musique qui tente comme bien souvent chez Sorrentino de combler le vide du fond) mais au final, une oeuvre qui tourne terriblement en rond (ou à vide, c'est selon). Sorrentino fait le pari de réaliser le film avec le plus grand nombre de travellings avant, latéraux, arrière, verticaux (...) de toute l'histoire du cinéma et son film ne semble malheureusement jamais sur les rails. Un homme piteux, pathétique erre, le front et le nez bas, il lance quelques ultimes piques avant la mort et l'on prie pour que le générique finisse par tomber sur sa nuque comme un couperet. Il ne s'agit pas de prendre des nonnes et des cardinaux à tour de bras pour parvenir... je sais même pas à quoi... à la satire ? à la drôlerie ? à rendre hommage au maestro ? Jésus, Marie Poppins comme qui dirait... Cette dernière demi-heure qui dure trois heures est longuette à mourir et donnerait presque envie de rentrer au couvent pour ne plus voir de film de Sorrentino. De la belle image orangée, de la musique à foison, de la louma lunaire et au final un film bien fadasse... Un film sur la vacuité de l'existence se doit-il d'être vain ? Fellini, Fellini reviens, ils sont devenus fous, ces Romains... Après le Bertolucci (cave-rneux), le Bellocchio (eutanasiant), le Sorrentino me laisse un nouveau goût amer par rapport au cinoche transalpin cuvée 2013... Manque d'ensoleillement, sûrement... (Ah oui, heureusement, il y a Fanny Ardant que j'ai croisée dans les escaliers, qui s'est retournée et qui m'a souri...)

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