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Un film qui commence avec un chaton et se termine avec un ânon ne peut pas être vraiment mauvais. Surtout quand le chaton ressemble à ptit Mimi et que l'ânon semble avoir eu une descendance mohélienne - cette phrase est seulement pour initiés, certes. Je suis une nouvelle fois les conseils d'un de nos lecteurs en me penchant sur ce petit western "tout en rédemption" : Stephen McNally a eu une gueule plutôt antipathique et dès le départ on le prend forcément en grippe ; il a, qui plus est, la gâchette facile, se la pète méchamment et il lui faudra un bon poing dans la tronche de la part du maire-forgeron (Willard Parker taillé comme une enclume) pour tenter de le mettre dans le droit chemin : mon ami tu vas dégager de cette ville, avec toutes les putes d'ailleurs, histoire d'avoir définitivement une ville bien clean. Ça lui arrache un bras, à Stephen, de partir car il laisse derrière lui la chtite Coleen Gray qui en pince pour lui (je te suivrai n'importe où... si tu étais honnête - bon j'ai compris, je me casse tout seul) ; il sait en plus très bien que ce maire-forgeron guette la Coleen comme un vautour et qu'il risque bien de se la faire chiper... Mais faut savoir s'incliner, parfois.

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Notre homme s'en va la mort dans l'âme et ne tarde point à tomber sur de mortes femmes : les Apaches, affamés comme jamais, comme nous avait gentiment prévenus l'incipit, ont trucidé les donzelles. Stephen revient en ville, tente de prévenir les autorités mais personne ne le croit... Heureusement une carriole débarque en ville criblée de flèches... Les fameux Mescaleros (Teequillllla !) risquent bien de venir déferler sur cette petite ville de Spanish Boot peuplée de Gallois (et oui, c'est ça l'Union européenne...). Va falloir s'organiser et tenter d'appeler du renfort...

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Il y a de belles petites choses dans cette œuvre toute biblique : notre ami Stephen va, aux côtés d'un prêtre, connaître littéralement une traversée du désert, se frotter au purgatoire (il est prêt à expier tous ses pêchés et à payer notamment (chèrement) sa dernière faute : il a donné une bière à un Indien ce qui est passible de 20 ans de prison - merci Dieu de ne pas m'avoir fait indien, putain) et flirter avec l'enfer (il est enfermé, avec le reste des spanish bootiens, dans une église assailli par les Indiens alors même que toute la ville est en flammes)... Seule l'arrivée du Commandant H(e)aven pourrait lui faire voir le bout du tunnel... Une rédemption est toujours possible, vi. Stephen est entouré de gens prêts à tous les sacrifices pour protéger ce petit village au nom ridicule (un lieutenant aux allures de Zachary Scott ou d'Ibrahimovitch pour les moins cinéphiles - le gars James Griffith - qui, même blessé à mort, tente de remonter le moral des troupes, un maire-forgeron qui tente de jouer au docteur pour gagner du temps, un Indien qui a juré fidélité aux Blancs et se lance à corps perdu dans la défense du lieu saint...) et même le prêtre honteusement raciste (il n'a aucune confiance envers les Indiens qui combattent dans leur rang) va finir par faire preuve sur le fil d'une merveilleuse tolérance et ouverture d'esprit (c'est beau deux hommes au culte différent priant ensemble - j'en pleurerais, mouix...). Fregonese signe un ptit western pêchu avec des personnages prenant joliment en main leur destin - obtiendront-ils la grâce de Dieu ? Ca, c'est forcément tout le suspense du bazar. Deux trompettes claironnantes pour l'ami Hugo qui signe une oeuvre aux bien belles couleurs vintage.  

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