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Troisième opus des aventures de Julie et Ethan devant la caméra de Linklater. Après le temps béni de la première rencontre, le temps béni de la deuxième, viennent les déchirements... Aaah le poids de la vie en couple avec petits nenfants certes angéliques mais si demandeurs d'attention. Si les deux premières oeuvres de cette bluette romantico-romantique possédaient une certaine légèreté - on se découvre, on papotte, on s'émerveille de tout chez l'autre -, ce troisième tome beaucoup plus grave ennuie (c'est bien beau de s'intéresser à l'autre, mais on finit toujours par ne penser qu'à soi, hein, c'est bien connu... d'où les disputes, eh oui) : que nos deux romantiques redescendent un peu sur terre, cela n'est pas pour nous déplaire, nan, mais ces longues discussions en bagnole, en marchant, filmées avec un certain brio en plan-séquence sont malheureusement terriblement verbeuses et surtout sentencieuses : Linklater n'est pas Kiarostami... ni sa cheville. Nos deux amis parlent de la Vie avec un grand V. un sérieux papale effrayant : s'ils ont l'impression de découvrir de grandes Vérités sur l'Existence (les désillusions, l'usure, le temps qui passe...), l'ensemble de leurs envolées restent tout de même méchamment au ras des pâquerettes... Le temps d'une nuit, vont-ils parvenir à retrouver leur fougue de leur jeunesse dans des baisers enfiévrés ? - c'est un peu la grande question du bazar... Penses-tu, la cocotte-minute explose et voilà nos deux tourtereaux au bord de la rupture... Définitivement ? Bah Linklater garde son petit coeur de midinette et nous sert un happy end à la complicité forcée : le pessimisme amoureux, fi... Julie et Ethan ont pu m'amuser un brin précédemment, notamment au niveau de leur jeu tout en décontraction, là j'ai trouvé le Ethan, tout en mimique pseudo-naturelles, aussi lourd que les jambes de la Julie (coup bas déplacé et facile, je m'excuse illico). Le projet demeure pourtant intéressant un soi - une sorte de suite en temps réel de la vie d'un couple que l'on retrouve tous les 7-8 ans- mais le Richard, beaucoup plus à l'aise dans la frivolité et le flirt, dans la superficialité (...), a bien du mal à tenir la barre lorsqu'il en sort ; les dialogues sont une suite de poncifs pseudo improvisés franchement lassants. Je zapperai Before Noon ou Before Breakfast...  

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