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mpw433211320447Le grand Huston nous conte les mésaventures d’un sacré galopin d’Ecossais au début du XIXème siècle (le film ayant quant à lui été tourné en Irlande, un pays cher au cinéaste) : il finit par être condamné à la potence et écrivit juste avant qu’on lui passe la corde au cou (un épisode que Huston illustrera à sa façon…) ses mémoires. Davey fut un sacré pêcheur : déserteur, voleur, cambrioleur, bandit de grand chemin, pilleur de tombe, trousseurs de jupon ; cet homme aux multiples noms fut un multi-récidiviste tentant de suivre, en pire, le chemin mal tracé par son pôpa mort précocement. On suit donc d’un œil plus ou moins passionné les divers facéties et états de fait de notre homme jamais fatigué par le vol et la gaudriole… Une ange-gardienne tente malgré tout de veiller sur lui (Annie - pétillante Pamela Franklin), une jeune femme qui aimerait bien le ramener dans le droit chemin et dans ses bras… Mais Davey est incorrigible, parvenant toujours par s’échapper et étant incapable de résister à quelconque bouche féminine se tendant vers lui…

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De l’action et des courses-poursuites en veux-tu en voilà (belle envolée sur les toits en ouverture et belle chasse à cheval pour conclure), un soupçon (mais vraiment léger alors) d’érotisme avec de nombreux roulés boulés effectués dans les bras de ces dames et une histoire qui malgré les divers rebondissements peine terriblement à passionner. Ouais, John Hurt est un rebelle aux cheveux super longs qui pourrait éventuellement personnaliser l’esprit libertaire des sixties… Oui, bon, et on a un peu l’impression d’avoir déjà tout dit sur le bazar. Huston enquille les épisodes sur un rythme de plus en plus plan-plan - interminable bal au final avec Davey qui détrousse une à une toutes ses dames -, les différents personnages qui entourent le Davey sont "haut-en-couleur" mais guère plus passionnants (un bon point quand même pour le duc incarné par Robert Morley et dont la tronche est déjà tout un programme) et on attend un poil en bâillant l’ultime coup de Jarnac de notre homme : après avoir trompé tout son monde, va-t-il parvenir à tromper la mort ? - Ohoh… Un gentillet divertissement de l’ami Huston qu’on a indéniablement connu plus inspiré et caustique.

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Huston ? Nan mais allô Huston ? Here