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Ne serait-on pas prêt à vendre son âme au diable pour chaque apparition de Veronika Lake ? Je ne suis guère blonde (je suis un homme, je le rappelle, la phrase peut être confusante…), mais là, c’est tout de même la blonde ultime (attention, Monroe était la blonde platine, rien à voir). Faut croire d’ailleurs que les gars de Criterion sont également dingues de la dame puisqu’une réédition du film est prévue sous peu dans ce qui constitue la plus célèbre des collections de DVD. Bien. René Clair est donc aux manettes de cette très gentille - et « fumeuse » - comédie américaine pleine de magie, de sortilèges (amoureux) et de situations oh oh oh cocasses. Soit donc un sorcier et sa fille brûlés il y a quelque 270 ans qui reviennent se venger des descendants de la famille qui les a conduits au bûcher. Ces derniers étaient déjà maudits par la chtite sorcière (plus jamais ils ne seront heureux en mariage - est-ce vraiment besoin de jeter un sort ? (pfff)) et le dernier héritier, suite à la « libération » des esprits du père et de la fille emprisonnés pendant des années dans les racines d’un arbre (…), va devoir faire face pour sa part à une situation cornélienne : tout est prévu pour qu’il devienne gouverneur, il doit se marier avec la fille de l’homme le plus influent de l’Etat et là… misère, une Veronika Lake lui tombe dans les bras, nue… Qui pourrait résister ? Je vois po. Ben lui, il fait son difficile, la chtite se voyant obligée de lui donner un philtre d’amour (Honte à Fredric March…) pour le faire plier ; seulement, par accident, c’est elle qui va finir par le boire, ah là là… La voilà tout enamourée du Fredric (Lake, nue sous un manteau de fourrure qui se colle contre vous… allez, même en pyjama… Vous faites quoi ?) qui continue d’hésiter entre sa carrière à la con et sa mégère de fiancée et la sorcellerie féminine incarnée… Il finira par entendre raison, on le sent venir quand même…

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Des effets spéciaux mignons (des balais ou des voitures qui volent in the sky, de jolis effets de feu et de fumée), des gags un poil téléphonés (ces portes qui claquent et ces tableaux d’ancêtres qui tombent systématiquement… mouais) et puis bien sûr la petite mine ou les petites moues d’une Veronika sûre de son charme… Peut-elle résolument échouer même si le Fredric est terriblement bonnet de nuit ? Il la prend dans ses bras, lui caresse la main, ose même lui faire quelques baisers… sans fondre ! Le type n’est pas franchement humain, se dit-on. Clair semble s’amuser de la versatilité des gens (ces électeurs qui se font facilement « enfumer » et retournent leur veste en deux temps trois mouvements - ben oui, pendant ce temps-là, en France…) mais également de la versatilité en un sens des sentiments - entre le mariage par intérêt et le mariage avec une bombasse ensorcelante, où se situent vraiment les sentiments, hein ? Enfin Clair ne creuse pas non plus vraiment la question, on reste dans le bon petit divertissement hollywoodien…  Une comédie bien légère illuminée par une Lake envoutante, absolument impec pour commencer dans la bonne humeur un dimanche qui s’annonce ma foi lumineux.

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