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Un ptit western tout à la gloire de John Wayne, un homme qui aime les chiens, les enfants, les femmes et les Apaches et dompte les chevaux. Lorsqu'il débarque la selle à la main et le chien à la traîne dans ce ranch perdu au milieu de nulle part, nul doute que la femme et le gosse qui vivent ici seuls sont inquiets : John a l'air hagard, cet air que l'on prend quand on n'a pas bu depuis 15 jours... On sent qu'elle lui ment (tout comme le John d'ailleurs : il a du sang indien et un super 6ème sens) en disant qu'elle attend son homme parti chercher des veaux égarés (ouais l'excuse bidon, et pourquoi pas des clopes ?...). On sent tout autant qu'ils vont tomber amoureux l'un de l'autre même si les deux font pour la forme mine de rien... Bref du cousu main pour le John qui aura la possibilité de prouver ses nombreuses qualités : une résistance de chameau dans le désert, un don pour s'occuper des chevaux, une sensibilité réelle envers les femmes (il te l'empoigne comme un gros sac de blé avant de lui déposer un bon vieux baiser sur les lèvres : viril, Wayne), un courage d'Indien (tu lui mets des braises dans le creux de la main, il ne pipe mot ; tu lui mets un coutelas au creux de la main (celle-là même qui vient d'être brûlée) et il se bat comme un beau diable), une sincérité torride (ok, il a tué le mari de cette femme et il a un peu peur qu'elle le prenne mal - bien qu'il l'ait fait en état de légitime défense... Elle finira par bien le prendre : son mari était un vrai con et John a donc bien fait, ouf, soulagement) ou encore une capacité énorme à mener des hommes (à 20 soldats contre 3000 Indiens, les white men les font salement douter). Si John aime à surprendre son adversaire dans le domaine de la stratégie militaire, on ne peut pas en dire autant du scénariste qui déroule le tapis rouge en plein désert pour son héros Wayne. Basique et carré pour ne pas dire un peu plan-plan au niveau de l'histoire (même si les scènes d'action, notamment l'attaque finale est rondement menée : Farrow fait le job, oui, honnêtement, sans excès quoi...) Attention tout de même pour la sensibilité des spectateurs, non pas lorsque John est torturé (comme Jack Bauer, tu peux lui arracher un membre avec une petite cuillère, tu ne liras qu'un rictus énervé sur sa face) mais pour le traitement réservé au chien - salopiot d'Indiens, tiens. Hondo tourne au diésel, si on veut absoluement finir sur une formule...

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