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Un noir cousu de fil blanc avec cette éternelle histoire du mari parano et jaloux à la folie qui veut détruire et son meilleur pote, et sa femme... et lui-même. Il aura l'occasion de faire d'une pierre trois coups. Dès le départ, on sait que le gars a des instincts autodestructeurs et qu'il tripe sur son meilleur ami jusqu'à l'obsession (il va jusqu'à voler son identité). Vue la mère ultra-protectrice qui l'a élevé (et chiante comme la pluie au point que son père se serait lui-même suicidé... ?), l'enfance pourrie gâtée qu'il eut, on n'a pas besoin d'aller chercher bien loin les raisons de sa névrose... La lune de miel avec la divine Ingrid Bergman (à laquelle on aime décidément filer tous les rôles de victime) à peine achevée, voilà notre petit homme (Robert Montgomery aussi plaisant qu'un canapé sans coussin... On se demande bien ce que l'Ingrid peut bien aimer chez lui... à part sa mère qui l'a prise sous son aile...) qui part dans ses délires : il se plaît à jouer les dictateurs au taff et embauche son meilleur pote (George Sanders, forcément plus humain et touchant que le rugueux Montgomery) pour l'avoir constamment à l'oeil ; si George et Ingrid (dont l'amour l'un pour l'autre crève les yeux depuis les premières secondes) décident de la jouer fair-play en ne s'avouant pas l'affection qu'ils ont l'un pour l'autre et en se montrant les plus attentionnés possibles envers Robert malgré ses caprices et ses erreurs, ils ne vont point pour autant sortir de la ligne de mire du revanchard imaginaire Montgomery... Il monte un plan digne d'une partie de Cluedo pour joueur solitaire.

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C'est vrai que la trame est prévisible comme pas deux. Même si le plan que monte Montgomery paraît un peu énigmatique (le poignard inséré dans le cordon pour appeler les serviteurs ?... hum, hum... ah oui bien sûr), on comprend rapidement où il veut en venir et le scénar ne fait pas vraiment dans la subtilité pour que tout, tout, tout accuse George de meurtre - le meilleur ingénieur de son temps et sûrement le plus con des assassins, si on y songe deux secondes... les jurés n'y songeront point. Waiting for a miracle alors qu'il se retrouve condamné à mort. Mais on sait parfaitement que l'Ingrid est un ange tombé du ciel... L'épilogue - comme si Van Dyke manquait de pellicule - est quant à lui balancé en 5 secondes... Un peu rude... C'est dommage qu'il y ait autant de facilités et aussi peu de nuances - dans le scénario, dans le personnage de Montgomery -, on aurait aimé rester un peu plus sous le charme de cette histoire et surtout de cette rencontre entre Bergman et Sanders - jolie séquence très lumineuse au bord de la rivière... Un noir dont l'essentiel du mystère a malheureusement été déjà versé dans la soucoupe.

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