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Si James Garner était allé tout au bout de sa mission dans The Americanization of Emily, voilà le genre d’images qu’il aurait rapporté - Shangols a l’esprit de feuilleton, vi, et de la suite dans les idées (voir tout Straub en 3 ans sans se tirer une balle). De la préparation du D-Day à la prise de Berlin - jusqu’au baiser avec le Kamarade soviétique, ami pour une courte durée -, quelques images de guerre sur le terrain ou dans les airs juste histoire de montrer que ce ne fut pas de la gnognotte ; on assiste ainsi au pilonnage de la Normandie (on se demande comment la moindre pomme a réussi à survivre jusqu’à nous), au débarquement avec sa foultitude de navires, à la mise en place d’un port en Lego à Utah Beach - qui résiste mal aux grosses vagues -, à l’avancée des troupes alliées anglo-américaines (mais aussi canadiennes…, même françaises, si, si), aux poches de résistance (Saint-Lo, sa cathédrale, son panorama, enfin, avant…), à la joie de nos compatriotes délivrés à Rennes ou à Paris, à la crise de carburant à Metz, aux durs combats en terre néerlandaise, à la découverte d’un camp avec des hommes-os priant le ciel, au rassemblement de prisonniers teutons  qui font plus ou moins les malins, sont plus ou moins fair-play (ouah le vent qu’il lui met, l’autre qui refuse de lui serrer la main dis donc…). Bref, des villes en ruines, des hommes qui tombent et d’autres en liesse…

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La construction narrative de ce film d’archives de 80 minutes vaut quand même la peine qu’on s’y arrête deux minutes, puisque la parole est donnée à des personnes sur le terrain au moment de chaque fait présenté - enfin bon, on nous présente comme tel leur témoignage, c’est peut-être des acteurs, hein… mais bon, en tout cas les blacks ont de vrais accents black de la cambrousse, on fait pas vraiment dans la subtilité. Ce procédé devrait nous permettre de nous plonger un peu plus intimement dans l’œuvre - la grande Histoire n’est jamais fait que de petites - mais, je sais pas, il y a un ultra-positivisme dans chaque témoignage un peu too much comme si la propagande post-guerre avait déjà commencé (mais je suis peut-être mauvaise langue, hein…). Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un film d’archives de bien bonne tenue (avec la participation de Carol Reed comme réal non crédité... en vue d'une odyssée ? Allons, allons..), à voir, pourquoi pas, en complément de Band of Brothers.

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