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Une belle jeune femme (Donna Reed) retrouvée abandonnée dans une chambre d’hôtel, morte de la tuberculose… Un reporter curieux (Ladd) qui subtilise avant l’arrivée de la police son carnet d’adresse… Nous voilà parti dans les rues de Chicago dans une sorte de remix de Laura mâtinée de Citizen Kane (vas-y, fait péter les flash-back…) toute proportion gardée, of course… Plus la vérité se fait croustillante (la chtite Donna s’est retrouvée mêler à du beau linge - Gavin Muir, banquier -, du plus sale plus ou moins fréquentable - Kroeger, Strudwick -, des femmes olé-olé - June Havoc…), plus la situation devient chaude (et un, et deux cadavres…) et plus Ladd semble irrémédiablement s’attacher à la mémoire de la jeune femme… Sa quête journalistique semble peu à peu passer au second plan (on ne le voit d’ailleurs jamais écrire), ce qui donne une petite touche sentimentalo-modianesque à la chose pas déplaisante. Ladd tente de se frayer un chemin entre de gros bras (se prend plusieurs pains et même une balle dans la bataille) dans les bas-fonds chicagesques (du réveil matinal dans un terrain vague à la visite nocturne des vestiaires d’une incontournable salle de boxe - que serait un film noir sans un ring avec ses losers magnifiques ?) et l’on sent d’une certaine façon que plus il met sa vie en jeu, plus il fait revivre cette (belle) figure délaissée, rend hommage à cette morte esseulée…

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Une copie dans un sale état qui n’est malheureusement pas à la hauteur de cette histoire rondement menée… Certes, même si on se perd parfois un peu au milieu de ces multiples personnages et de cette intrigue complexe, on s’attache  irrémédiablement à certains des personnages, notamment ceux  qui ont un ptit cœur qui bat (Ladd, Strudwick ou encore Bat le boxeur (Paul Lees)). Un voyage au bout de la nuit et de la mort dans ce Chicago by night qui ne manque pas de « caractère » et de personnages haut-en-couleur ; la petite touche nostalgique de ce passé exhumé se boit comme du ptit lait (on aurait presque l’impression parfois que Ladd aimerait partir dans un flash-back  pour y demeurer) et même si certains personnages sont un peu trop typés, cette nouvelle incursion d’Allen dans le genre reste une sympathique découverte… En attendant une rénovation.

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